lundi 17 avril 2017

POID Boissy Communiqué du 31 mars 2017 Les revendications des communaux doivent être satisfaites

POID Boissy

Communiqué du 31 mars 2017
Les revendications des communaux doivent être satisfaites

Toutes les cantines étaient fermées ce jeudi 30 mars à Boissy. Les personnels municipaux se sont mis en grève à l’appel du syndicat FSU pour leurs revendications. La liste en avait été soigneusement établie par deux assemblées générales du personnel. Il s’agissait de l’amélioration des conditions de travail, en particulier du remplacement effectif des agents partis en retraite, en arrêt-maladie ou arrêt consécutif à un accident du travail.
Les grévistes qui ont occupé toute la journée le parvis de l’hôtel de ville, ont insisté sur la « souffrance au travail » due au stress, à la surcharge de travail, au refus des RTT et à la précarité, certains enchaînant les CDD, tout particulièrement chez les animateurs.
La mairie a reçu longuement les délégués FSU. Ceux-ci ont ensuite rapporté à leurs collègues : l’administration avait pris note de la liste des revendications. A cette étape, elle n’avait pas voulu s’engager à davantage qu’ à associer les personnels et leurs représentants syndicaux à toute réorganisation… Elément concret immédiat important toutefois :la mairie a accepté « de façon tout à fait exceptionnelle », de ne pas retirer de journée de salaire aux grévistes.
Après discussion, les grévistes ont voté à l’unanimité de « suspendre » leur mouvement en affirmant leur détermination à reprendre leur mouvement si les engagements d’aujourd’hui ne restaient que belles paroles et qu’il s’avérait que la mairie n’avait pas pris la mesure de leur mécontentement.

Pour le POID, la réduction des dotations aux communes, jointe aux incertitudes les plus inquiétantes liées au train de transferts engagés vers la métropole du Grand-Paris, via le territoire « Paris Sud-est Avenir », conduisent immanquablement à des suppressions de postes, à la dégradation des conditions de travail pour les personnels communaux, de même qu’à des réductions et suppressions de services et à des augmentations des tarifs pour les usagers. Le comité du POID de Boissy, qui participe activement à la campagne pour la rupture avec l’Union européenne et la Vème république, apporte tout son soutien aux revendications des personnels communaux, se prononce pour l’abrogation des lois de la réforme territoriale (loi Sarkozy, loi NOTRe, …) et le retour à la souveraineté de la commune.

le rassemblement des agents devant la mairie de Boissy
Boissy, le jeudi 30 mars 2017


Paroles de grévistes

  • Nous voulons les remplacements, ça ne se fait dans aucun service. C’est le principal problème. Sans doute à cause du manque d’effectifs : par exemple, 3 dames de service dans une école doivent assurer le travail de 4. Les animateurs, eux, ne sont pas remplacés du tout : on procède à des regroupements d’enfants.
  • Les départs en retraite ne sont pas remplacés : à la voierie, ils restent à 2 au lieu de 3.
  • Aux gardiens on cherche à imposer de répartir les astreintes à 3 au lieu de 4, donc un samedi sur 3.
  • Les réorganisations conduisent à la polyvalence. Un agent peut se trouver affecté dans n’importe quel service. Le non-remplacement des animateurs peut mettre en cause la sécurité des enfants. La pression vise à baisser le taux d’encadrement de 1 pour 8 à 1 pour 14
(accueils matin, midi, NAP, goûter) en maternelle, de 1 pour 12 à 1 pour 18 en primaire. La ville a déclaré vouloir maintenir les taux pendant les congés mais, en réalité, il n’y a pas assez de monde et, très souvent, ils sont dépassés. Dans certains groupes scolaires, il manque 1 à 2 animateurs ; donc, on se trouve hors législation.
La difficulté à avoir des vacataires animateurs tient à ce qu’on les prévient au dernier moment ou pour des plages réduites. Il y a nécessité d’embaucher au moins 4 ou 5 animateurs en CDI. Nous voulons aussi la titularisation des CCD en CDI (arrêt du renouvellement des CDD sous tous les prétextes).
µ La situation actuelle nous expose à des risques d’accident et nous contraint à limiter les activités.

Boissy, le jeudi 30 mars 2017

Aucun commentaire: