jeudi 20 avril 2017

Le « traitement de choc » du projet régional de santé de Normandie est sans précédent

Rouen-Le Havre Les hôpitaux contraints à rendre de l’argent

CHU CaenLe « traitement de choc » du projet régional de santé de Normandie est sans précédent

Incroyable ! Avec les nouvelles mesures gouvernementales, il ne s’agit plus seulement de réduire le budget des hôpitaux, mais de les contraindre à « rendre » de l’argent. Ainsi, en Normandie, l’agence régionale de santé (ARS) remet à plat l’ensemble des dotations qu’elle verse aux hôpitaux publics de la région. Objectif : 25 millions d’euros à récupérer sur le bud- get des hôpitaux publics de Seine-Maritime et de l’Eure.
Une véritable saignée !
Ce ne sont pas moins de 6 millions d’euros que l’ARS prétend « reprendre » au CHU de Rouen, 5,4 millions d’euros au CHU de Caen, 5 millions d’euros au groupement hospitalier (CH) du Havre, 3 millions d’euros au CH de Dieppe, 2 millions d’euros au CH de Fécamp, 450 000 euros au CH de Pont-Audemer, 400 000 euros au CH de Lillebonne, 307 000 euros à Argentan, 1,5 million à Coutances… Déjà, un million d’euros a été repris à l’hôpital de Saint-Lô. Ce pillage généralisé est la consé- quence directe du pacte de responsabilité du gouvernement Hollande et de ses 50 milliards d’euros de coupes budgétaires dans tous les domaines.
« Traitement de choc pour les hôpitaux de Normandie », titre le journal Normandie, qui « alerte sur les risques de telles mesures sur la prise en charge des patients et la qualité des soins dispensés dans les hôpitaux normands ». Pour les personnels hospitaliers, il ne fait aucun doute que si ce traitement devait être appliqué, il entraînerait une remise en cause brutale du droit aux soins pour tous les habitants de Seine-Maritime et de l’Eure.
Car diminuer les crédits des petits hôpitaux, c’est les condamner. Et dans tous les établissements, cela se traduira par la suppression massive de lits et de postes hospitaliers.
« Par le biais de l’ARS, l’État a décidé de tuer les hôpitaux publics normands en ne leur donnant plus les moyens de fonctionner et a décidé de ne plus assurer la sécurité des soins à la population », dénonce le syndicat CGT.
Pourquoi une telle brutalité ?
Parce que le 28 février dernier, le gouvernement a modifié les critères de fixation de la tarification hospitalière (T2A) les durcissant encore.
« Le calendrier est serré, souligne le journal Normandie-Le Havre, puisque la campagne tarifaire des hôpitaux débute le 15 avril. Avant le premier tour de la présidentielle et alors que les cartons se remplissent au ministère de la Santé… où les équipes du gouvernement actuel préparent le programme de mesures que devra mettre en œuvre leur successeur… quel qu’il soit. »
À ces plans mortifères pour notre système de santé publique, une seule réponse à la hauteur : « Ni négociable ni amendable : retrait du projet régional de santé, maintien de tous les services et de tous les hôpitaux ! Abandon du système de la T2A ! Abrogation des lois Bachelot et Touraine ».
Correspondant

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