samedi 22 avril 2017

Guyane, signature de l'accord, revue de presse et informations






Lecture de l'accord par les membres du collectif devant la Préfecture de Cayenne

Un «plan d'investissement» obtenu par les Guyanais


Le collectif qui réclamait des mesures sécuritaires, économiques et sociales pour permettre au territoire d'outre-mer de rattraper son retard sur l'Hexagone, demandait plus de trois milliards d'euros à l'Etat, alors que celui-ci a mis sur la table un plan d'urgence de plus d'un milliard d'euros. Il a notamment obtenu que le gouvernement «acte» les 2,1 milliards demandés, alors que le premier ministre, Bernard Cazeneuve, avait d'abord parlé de revendications «irréalistes», a rappelé Davy Rimane.

Le figaro


2,1 milliards supplémentaires

Dans cet accord dit Accord de Guyane, signé vers 18h00 (23h00 à Paris), le gouvernement "acte" notamment les 2,1 milliards supplémentaires que réclamait le collectif "Pou la Gwiyann dékolé" (pour que la Guyane décolle), estimant que le plan d'urgence d'un peu plus d'un milliard d'euros validé par le gouvernement n'était pas suffisant. Mais alors que les barrages avaient commencé à être démontés vendredi matin à Cayenne et dans sa périphérie, à Kourou le giratoire qui marque l'entrée du centre spatial guyanais (CSG) et bloque depuis un mois le décollage de la fusée Ariane restait bloqué vendredi. "On attend un courrier de la ministre de la Santé, Marisol Touraine" qui acte par écrit "le passage en secteur public du CMCK (Centre médico-chirurgical de Kourou), car pour l'instant on n'a eu que de l'oralité", a déclaré Fatia Mathias, salariée gréviste du CMCK, membre du collectif et syndicaliste de l'union des travailleurs guyanais (UTG). "Ce n'était pas gagné. On a réussi à ce que le protocole de l'accord paraisse [prochainement] au journal officiel et maintenant on pourra travailler avec ce document et aller en justice si on n'est pas satisfaits", s'est félicité devant la presse, Davy Rimane, porte-parole du collectif. ,


A la veille de la présidentielle dans ce territoire, un accord a été signé, vendredi 21 avril, entre le collectif "Pou la Gwiyann dékolé", les socioprofessionnels, les élus et l' Etat.

Ces mesures supplémentaires seront intégrées, non pas dans un futur «plan de convergence», que refusait le collectif, mais dans un «plan d' investissement », notamment sur la santé et l' éducation , a-t-il expliqué. Sur le foncier, il a obtenu l'engagement de l'Etat « à céder gratuitement 250.000 hectares de foncier ( domaine privé de l'Etat) à la Collectivité Territoriale Guyanaise et aux communes de Guyane» , et 400.000 hectares aux peuples autochtones et bushinengues. Il a également obtenu que la question sur la «rétrocession totale» des terres soit discutée «lors des prochains états généraux de la Guyane». Enfin, il a aussi obtenu lagarantie n'y aurait aucune poursuite judiciaire, pénale et financière envers «les signataires de l'accord».

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