lundi 24 avril 2017

Guyane, grève et barrages des agents EDF

Une interview de Davy Rimane à France Guyane

La mobilisation continue pour les agents EDF. Ce matin, les locaux de la route de Baduel sont bloqués comme ceux de l'avenue Mandela. La grève a commencé peu de temps avant l'embrasement de la Guyane. Trois questions à Davy Rimane qui n'a pas perdu sa casquette de syndicaliste de l'UTG-éclairage au cours du mouvement de contestation générale.


Où en sont les négociations ?
Les agents sont très remontés. En termes d'emploi, ça ne va pas du tout. Le groupe EDF a imposé un plan d'austérité avec un plan social supprimant des milliers d'emplois. On nous dit que les effectifs sont maintenus en Guyane, sauf que le territoire grandit non stop et il y a des besoins qu'on n'arrive plus à couvrir. On nous pointe du doigt, on dit qu'on est fainéant mais en fait, on n'a pas les moyens humains ni matériels pour faire cette activité. Le nombre d'entreprises qui pourrait nous accompagner n'arrive pas à suivre la cadence non plus.
Que demandez-vous aujourd'hui ?
On demande à ce que le cadre d'austérité soit levé, qu'on fasse les réorganisations comme il se doit en prenant en compte les réalités et derrière ça, qu'on mette des effectifs là où on en a besoin, tout simplement. Les choses se font à l'envers. On impose un effectif global et par rapport à cet effectif, on fait une réorganisation, ça n'a pas de sens. On demande à ce que ce soit le directeur général qui signe le document final mais il refuse, il cautionne le comportement du directeur EDF Guyane, ce qui est grave car à nous, on nous aurait reproché de tels dérapages (Davy Rimane avait eu un échange hou leu x avec Augusto Soa res dos Reis, directeur EDF Guyane. Ce dernier lui aurait enfoncé son doigt dans l'épaule, ndlr). Ce sont des gros problèmes, qui sont bloquants.
La grève va-t-elle prendre une autre tournure ?
Là, c'est le statu quo mais ça risque de monter en pression dans pas très longtemps. On n'a pas voulu mélanger avec le combat de Pou Lagwiyann dékolé par respect. Ça fait cinq semaines que les camarades sont en grève. Ils ont joué le jeu avec le collectif, je les en remercie. Aujourd'hui, la direction nationale joue la carte du pourrissement et c'est dangereux parce que plus le temps passe, plus il peut y avoir des comportements qui se radicalisent. Pour l'instant, j'arrive encore à gérer le tout mais je ne sais pas encore pour combien de temps. J'espère qu'il va y avoir un déclic, ça va permettre à certains de prendre une posture intelligente pour sortir de cette crise qui va être très problématique à un moment donné.


Les locaux de l'avenue Mandela à Cayenne sont bloqués depuis le début du mouvement social de Guyane. Ceux de la route de Baduel le sont depuis ce lundi matin -


en vidéos, la poursuite de la mobilisation dans la santé et l'énergie

personnels hospitaliers


En direct, les Agents de la Section Utg Edf Énergie manifeste devant le Royal Amazonia.

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