lundi 20 mars 2017

Rassemblement devant l'ambassade d'inde à paris JEUDI 23 MARS A PARTIR DE 17H45.





Chers camarades, chers amis,
 
En ce jour particulier
je m’adresse d’abord et avant tout à vous.
En effet, dès le début
décembre, en 3 jours, nous avons été 40 responsables d’instances syndicales
diverses, de la CGT et de FO, essentiellement de l’industrie, à nous adresser à
l’Ambassade d’Inde à Paris pour exiger la libération des syndicalistes de l’usine
SUZUKI-MARUTI  emprisonnés depuis 2012 pour avoir fait grève et défendu
leurs droits : celui à un vrai contrat de travail, à un vrai salaire !
Nous avons porté ces signatures
à l’Ambassade où on a refusé de nous recevoir.
Vendredi dernier,
alors que nous venions d’apprendre que ces militants venaient d’être jugés
coupable d’assassinat, nous avons immédiatement recontacté tous ceux qui avaient
déjà pris position. Une campagne s’est immédiatement engagée. D'autres prises de position ont été recueillies en un temps record.
Je suis aussitôt
retourné, avec quelques camarades, à l’Ambassade afin de faire part de notre
révolte, de notre indignation, de notre incompréhension contre cette atteinte ignoble
aux droits ouvriers, à cette criminalisation de l’action syndicale qui fait
écho aux milliers d’arrestations, par le gouvernement Hollande-Valls, de
grévistes et militants en France pour avoir manifesté contre la loi Travail.
L’accueil a été glacial.
Personne n’a accepté ne serait-ce que venir prendre à la grille de l’ambassade
les pétitions rassemblées en quelques heures.
Savaient ils déjà, ces
dignitaires de l’Ambassade, quel verdict allait tomber  le lendemain :
samedi 18 mars à 16h ?
Des peines
incroyables :




       
13 ouvriers dont 12 responsables du syndicat Maruti Suzuki Workers
Union, MSWU) sont condamnés à la
prison à vie
.
       
4 travailleurs sont condamnés à cinq ans de prison.
       
14 autres sont condamnés à trois ans de prison. De fait libérés car
ils ont déjà passé.. 4 ans en prison !
       
2500 travailleurs ont été licenciés pour fait de grève !
Les patrons de Maruti-Suzuki,
les mêmes qui organisent ici les délocalisations, ont mené de bout en bout une
campagne haineuse pour exiger la peine de mort contre ces 13 délégués syndicaux.
Rappelons qu’aucune
preuve n’a été apportée de leur implication dans le décès d’un cadre de
l’entreprise lors de la grève de 2012 alors que la direction avaient fait
pénétré en masse des milices lourdement armées contre les grévistes et que c’est
lors de ces affrontements qu’un incendie accidentel s‘est déclaré au cours
duquel ce cadre a péri.
Cette grève, engagée à
l’initiative du syndicat MSWU, revendiquait que l’ensemble des travailleurs de
l’usine bénéficie de la convention collective, et non, seulement, 20 % de
la main-d’œuvre.
L’annonce du verdict a
provoqué, dans la classe ouvrière indienne comme dans le monde, colère et
indignation.  Le 16 mars :
100 000 travailleurs de Manesar ont boycotté  la cantine en solidarité
Le même jour, à
l’appel des syndicats, des associations démocratiques et d’étudiants, des
manifestations de solidarité ont eu lieu dans toute l’Inde. Partout, un seul mot d’ordre : « Libérez les 13 de Maruti ! » Lorsque le verdict
est tombé le 18 mars, nous les militants du MSWU informent que quand le
verdict est tombé «…..
30 000 ouvriers ont décidé de débrayer ce soir de 21 heures à
22 heures. Les cadres de l’entreprise parcourent les ateliers en tentant
de faire pression sur les travailleurs avec une circulaire de la direction qui
affirme que chaque salarié qui fera une heure de grève se verra retenir huit
jours de salaire ! Le
23 mars, à Manesar, aura lieu une journée de mobilisation. »
Le
combat de nos camarades en Inde qui se dressent contre cette décision infâme,
inacceptable, révoltante, c’est celui de tous les travailleurs.
Voici ce
que déclare l
e
syndicat MSWU, « Toute l’affaire se
résume à une conspiration de la direction de l’entreprise pour en finir avec le
syndicat, et à une attaque contre le droit de constituer des syndicats et
contre les revendications, en particulier l’abolition du travail
précaire. »
C’est l’existence même
du droit de constituer des syndicats qui est en jeu, en Inde comme partout dans
le monde.
La cause de la
libération des 13 de Maruti c’est celle de tout le mouvement ouvrier
international.
Je vous propose de
répondre à l’appel des ouvriers de Suzuki qui braveront les menaces patronales
et débrayeront le 23 mars.
Les délais sont
courts, les problèmes matériels importants. Mais il n’est pas possible qu’en
France, à Paris, ne soit pas organisé un rassemblement devant l’ambassade ce
jour-là.
Un tel rassemblement
s’appuie sur les dizaines et dizaines de prises de position de syndicats de
toutes tendances, de tous les secteurs professionnels, qui  se sont multipliés depuis le début de notre initiative.
D’ici jeudi, tous,
nous pouvons alerter nos organisations, en alerter d’autres, multiplier les
prises de position, constituer des délégations 
qui convergeront vers l’ambassade de toute la région parisienne et d ‘ailleurs
pour ceux qui pourront se libérer.
D’ici là, ce sont de nouvelles
prises, en masse, qui doivent submerger l’ambassade d’Inde.
Des mesures légales
vont être prises pour assurer la sécurité et la légalité de ce rassemblement.
 Je propose que nous fixions à tous rendez vous
devant l’ambassade d‘Inde (Métro la Muette)
 
Rassemblement devant l'ambassade d'inde à paris
JEUDI 
23 MARS A PARTIR DE 17H45.
C’est tout
le mouvement ouvrier qui doit se dresser
Amnistie et
libération immédiate des syndicalistes de Maruti-Suzuki
Respect du droit de grève, de
manifestation, du droit syndical partout dans le monde !
 
 
Meilleurs sentiments syndicalistes, vive la
solidarité ouvrière internationaliste!
 
                                                                                                                                                                                                     D.Maillot
                                                                                                                                                                                                   Union Locale Force Ouvrière
                                                                                                                                                                                                    Dreux 28100
 
Mail, messages à
 
Son Excellence, M. Mohan Kumar
Ambassadeur d’Inde en France
13-15 rue Alfred Dehodencq 75016 Paris
 
Pour
mémoire : voici le mail del’ambassade :  
amb.paris@mea.gov.in

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