lundi 30 janvier 2017

POID Boissy Communiqué du 27 janvier 2017





POID Boissy

Communiqué du 27 janvier 2017

La délégation de Boisséens conduite par le Maire, ce mercredi 25 janvier 17, chez le directeur départemental de la Poste, lui a rappelé la revendication de la population : nous voulons le maintien du bureau de Poste de la rue de Paris comme bureau de plein exercice avec tous ses services, tous ses agents et tous ses horaires d’ouverture.
Refusant même d’envisager cette demande, le directeur départemental a répondu : « La Poste est une entreprise. Nous vous écoutons mais vous devez comprendre que ses comptes, comme ceux de toute entreprise, doivent être équilibrés. Le bureau de la rue de Paris, avec 60 visites par jour, est loin d’être rentable. Pour maintenir une présence postale, il n’y a que deux solutions : soit une agence postale communale, soit un relais postal chez un commerçant. Vous devez prendre en compte nos contraintes. C’’est sur ce choix que vous devez vous prononcer. D’ailleurs, désormais, il n’y a plus obligation d’avoir l’accord du maire et du conseil municipal pour fermer un bureau de Poste. La commission départementale de présence postale (CDPP) peut toutefois vous entendre et vous accorder une aider au financement de la solution que vous aurez choisie ».
Les choses sont claires : la décision de fermer le bureau de Poste de la rue de Paris a bien déjà été prise au mépris de notre demande unanime. Seuls comptent pour la direction de la Poste et le gouvernement, les impératifs d’économies.
Les Boisséens et leurs élus ont exprimé dans le vœu adopté à l’unanimité par le conseil municipal du 25 novembre 2016 et signé par des centaines de Boisséens, leur volonté de garder un service public postal à proximité de chez eux.
La démocratie se heurte ici au mur de la politique d’austérité budgétaire exigée par l’UE. L’intransigeance du directeur départemental de la Poste tient exclusivement à ce choix politique du gouvernement qui vient d’annoncer sa décision de fermer 3000 bureaux de Poste supplémentaires d’ici 2019 et la suppression de 4000 emplois de postiers.
Pour le POID, la rupture avec cette politique pour revenir au service public et à son monopole, seul moyen de garantir de répondre aux besoins de la population et non à des impératifs de rentabilité, passe par la rupture avec l’Union européenne. Le mécontentement de la population finira par porter au pouvoir, d’une façon ou d’une autre, un gouvernement ouvrier qui ne partira dans ses décisions que des besoins de la population, notamment en nationalisant les banques.
Qui pourrait attendre une solution de l’élection présidentielle ? En appeler à la mobilisation de la population reste la seule possibilité. Les Boisséens ne sont pas seuls. C’est dans 28 communes de ce département que sont frappés les bureaux de Poste.

Gagner reste toujours possible ! Tous ensemble au ministère, dans l’unité, pour le maintien du bureau de Poste de la rue de Paris !

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