mardi 31 janvier 2017

Pas question de lâcher sur le bureau de Poste de la rue de Paris

Pas question de lâcher sur le bureau de Poste de la rue de Paris

Une délégation d’élus et d’usagers, conduite par le maire, le 25 janvier 17, exige du directeur départemental de la Poste le maintien du bureau de la rue de Paris à Boissy. Les sections locales du POID et du PCF étaient représentées.





Refusant même d’envisager cette demande, le directeur départemental a répondu : « La Poste est une entreprise. Nous vous écoutons mais vous devez comprendre que ses comptes, comme ceux de toute entreprise, doivent être équilibrés.
 Le bureau de la rue de Paris, avec 60 visites par jour, est loin d’être rentable. Pour maintenir une présence postale, il n’y a que deux solutions : soit une agence postale communale, soit un relais postal chez un commerçant.
 Vous devez prendre en compte nos contraintes. C’’est sur ce choix que vous devez vous prononcer. D’ailleurs, désormais, il n’y a plus obligation d’avoir l’accord du maire et du conseil municipal pour fermer un bureau de Poste. La commission départementale de présence postale (CDPP) peut toutefois vous entendre et vous accorder une aide au financement de la solution que vous aurez choisie ».
La brutalité de cette réponse, alors même que la délégation porteuse d’un vœu unanime du conseil municipal et de centaines de signatures de Boisséens, a conduit le maire à parler de « double trahison », de la part des dirigeants de l’AMF qui ont signé un contrat triennal de présence postale qui programme la fermeture de 3000 bureaux de poste d’ici la fin 2019 et, d’autre part des pouvoirs publics « et de ses amis socialistes ».

Pour le POID, la bataille pour le retour au monopole du service public et la rupture avec l’Union européenne qui exige les privatisations, passe par la préparation, sans autre condition que l’exigence du maintien d’un bureau de Poste de plein exercice, dans l’unité d’une manifestation de la population et des élus au ministère.

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