jeudi 5 janvier 2017

Non, la fermeture du bureau de Poste de la rue de Paris n’est pas une fatalité !

POID Boissy le 28 décembre 2016

Non, la fermeture du bureau de Poste de la rue de Paris n’est pas une fatalité !
Le gouvernement Hollande-Valls-Cazeneuve et la direction départementale de la Poste ont rejeté la revendication des Boisséens et de leurs élus, exprimée dans le vœu unanime du conseil municipal du 25 novembre, de maintien d’un bureau de Poste de plein exercice dans la rue de Paris, ouvert toute la journée avec tous ses services et tous ses personnels :
  • Décision de fermer 3000 bureaux de Poste supplémentaires jusqu’en 2019 (nouveau contrat de présence postale validé par l’AMF, association des maires de France).
  • Lettre du directeur régional de la Poste au secrétaire de l’Association des élus communistes et républicains du Val-de-Marne : « La notion de point de contact inscrite dans la loi, comprend ainsi toutes les formes de présence…, que ce soit un bureau de Poste, une agence postale communale, ou bien un relais Poste chez un commerçant »
C’est un refus de prendre en compte les besoins de la population d’un service public postal de proximité, c’est le mépris des droits et condition de travail des postiers. Ce qui s’impose en définitive, contre la volonté démocratique de la majorité, c’est le diktat de l’Union européenne d’en finir avec le monopole de la Poste et de la privatiser en supprimant bureaux et emplois.
D’un côté la démocratie, de l’autre l’Union européenne et les gouvernements de la Vème république qui, les uns après les autres, ont mis en œuvre les directives postales de Bruxelles de 1997, 2002 et 2008 jusqu’à la transformation, par Sarkozy en 2010, de la Poste en société anonyme soumise aux critères de rentabilité.
Certes, au conseil municipal du 15 décembre, le principe d’une délégation d’habitants et d’élus de Boissy, a été évoqué. Mais pourquoi alors adopter un vœu qui, de fait, contredit celui du 25 novembre, pour demander à être associé à l’élaboration du Contrat de présence postale départementale ? Quelle négociation serait possible lorsque l’on sait que la décision de fermer 28 bureaux de Poste sur 91 dans le Val-de-Marne, est déjà prise ? « Je en vois pas comment l’éviter », avouait le maire au conseil municipal.
Le POID pose clairement la question : la fermeture du bureau de poste de la rue de Paris est-elle une fatalité ? La réponse est non !
Pour le POID, qui s’associe pleinement à la campagne pour la rupture avec l’UE et la Vème République et se prononce pour le retour au monopole de la Poste, rien n’est joué. Ce gouvernement est isolé comme jamais, ses décisions sont profondément rejetées : à Cachan, Champigny, Santeny, Alfortville, Noiseau, Saint-Maur, on veut, comme à Boissy, garder son bureau de Poste.
Sauf à ne pas vouloir défaire ce gouvernement, construire un rapport des forces est tout à fait possible. Tous en manifestation dans l’unité, population, maire, président du conseil général, à la direction de la Poste et au ministère :
Non à la privatisation ! Maintien du bureau de Poste de la rue de Paris !


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