lundi 30 janvier 2017

"Les contre-réformes « nient l’humanité de l’enfant dans l’enfant" Une quarantaine de participants ont répondu ce samedi 28 janvier 2017 à l’invitation des signataires du Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise à Boissy-Saint-Léger (94).


 "Les contre-réformes « nient l’humanité de l’enfant dans l’enfant"

Une quarantaine de participants ont répondu ce samedi 28 janvier 2017 à l’invitation des signataires du Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise à Boissy-Saint-Léger (94).








Pour introduire la discussion, Magali Gaubert et Jean-Claude Denis, tous les deux professeurs des écoles et signataires du Manifeste, ont analysé la démolition systématique des programmes par les réformes successives, montré les obstacles placés constamment sur le chemin des enseignants pour les empêcher de transmettre des connaissances disciplinaires et dégagé le lien entre la destruction des diplômes nationaux et celle du Code du travail par la loi El Komhri.
Mme Zehringer, présidente de la société des agrégés, intervenant à titre personnel, a insisté sur le caractère délibéré du caractère destructeur des contre-réformes ordonnées autour du socle commun : « s’il y a désorganisation du travail de l’enseignant, ce n’est pas que l’on ne sait pas faire, c’est que politiquement on ne veut pas. » Dénonçant la méthode Peillon du prétendu « diagnostic partagé », elle a démontré que sa réforme était « minoritaire dans le corps enseignant et dans la nation tout entière ». Revenant sur les projets d’établissement qui tendent à se substituer aux programmes nationaux, elle s’est attachée à démontrer que la prétendue adaptation aux besoins de l’enfant, revenait à le traiter en « objet manufacturé », « niant l’humanité de l’enfant dans l’enfant » et rendant l’école illisible pour les parents, chose inadmissible dans une république qui devrait assumer son obligation d’instruction à l’égard de l’ensemble des jeunes. Elle a conclu sous les applaudissements en rappelant que « ces réformes ont été imposées par des lois qui peuvent, de la même manière, être abrogées. L’école doit redevenir l’école de la république ».

Sylvain Bui, professeur des écoles à Boissy, qui présidait la réunion a proposé que les contributions soient envoyées au comité national d’organisation du Manifeste pour son prochain bulletin et résumé l’opinion de tous en invitant toutes et tous à faire signer le Manifeste et à enraciner localement à l’occasion de nouveaux rendez-vous.

Aucun commentaire: