jeudi 5 janvier 2017

Deux vérités, un gros mensonge… mais pas de fatalité Editorial de la Tribune des travailleurs du 4 janvier 2017 Par Daniel Gluckstein

Deux vérités, un gros mensonge… mais pas de fatalité

Editorial de la Tribune des travailleurs du 4 janvier 2017

Par Daniel Gluckstein 
1ere-page-tt70Fabricant d’avions et élu politique de droite connu pour ses positions réactionnaires, Serge Dassault préside aussi le groupe Figaro. A ce titre, il publie, ce 2 janvier, un éditorial qui énonce deux vérités et un gros mensonge.
Vérité : plus de 10 % du budget de la nation (41 milliards d’euros en 2016) sont transférés aux grandes banques en paiement des intérêts de la dette. Dette publique qui ne cesse d’augmenter : chaque année, le gouvernement contracte de nouveaux emprunts pour boucler son budget et… rembourser une partie de la dette ancienne (1) !
Vérité : cette situation résulte de la politique menée par les gouvernements de toute couleur politique qui se sont succédé depuis trente-sept ans.
Dassault prétend que cet endettement découle du refus de ces gouvernements de s’attaquer aux services publics et aux avantages sociaux des salariés : là est le mensonge !
Les travailleurs savent à quoi ont servi les budgets adoptés et les politiques menées depuis trente-sept ans : à renflouer les capitalistes, à coups de crédits d’impôts, de cadeaux fiscaux et d’exonérations de cotisations sociales ; à saccager/privatiser les services publics ; à supprimer des centaines de milliers d’emplois à La Poste, à la SNCF, dans les hôpitaux et les écoles ; à permettre des centaines de milliers de suppressions d’emploi dans l’industrie (2) ; etc.
Que les taux d’intérêts augmentent demain, et alors, prévient Dassault : « L’État en cessation de paiement ne pourra plus assumer les traitements ni les retraites de ses fonctionnaires. La France contrainte, comme la Grèce, de mendier pour assurer ses fins de mois devra passer sous les fourches caudines du FMI ». Pour parer à ce danger, il recommande au prochain gouvernement de poursuivre la politique de soumission aux capitalistes, en l’aggravant : emprunter moins, rembourser plus, et, pour cela… faciliter les licenciements et tailler davantage dans les conquêtes sociales et les services publics.
Mais il n’y a rien de fatal à ce que les peuples soient contraints de passer « sous les fourches caudines du FMI » et ainsi condamnés à la déchéance. Pas plus qu’il n’est fatal qu’un gouvernement dispose des richesses produites par le peuple travailleur pour engraisser les actionnaires des banques et des multinationales.
Imposée au nom du capital financier par le FMI, l’Union européenne et les institutions de la Ve République, cette dette – qui depuis trente-sept ans a été remboursée plusieurs fois – n’est pas celle du peuple.
Un gouvernement ouvrier l’annulerait.
Ainsi il dégagerait les moyens des mesures d’urgence nécessaires à défendre les intérêts de la majorité : celle des travailleurs des villes et des campagnes et de la jeunesse.
Telle est la perspective pour laquelle combat le Parti ouvrier indépendant démocratique.
(1) En 2016, 200 milliards d’emprunts nouveaux (l’équivalent de 55 % du budget).
(2) Dassault est bien placé pour le savoir, lui dont le carnet de commandes bénéficie de l’expansion constante des dépenses d’armement et de l’engagement de la France dans toutes les guerres impérialistes ; et des exonérations fiscales, et des crédits d’impôts, etc.

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