jeudi 22 décembre 2016

L’Assemblée nationale adopte la proposition de loi introduisant la sélection à l’université à l’entrée du master.



19 décembre 2016 – L’Assemblée nationale adopte la proposition de loi introduisant la sélection à l’université à l’entrée du master. Se félicitant de cette « adoption historique », la ministre de l’Éducation nationale Vallaud-Belkacem et le secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur Mandon ont publié un communiqué précisant que la loi sera « très prochainement promulguée et pourra entrer en vigueur dès la rentrée » 2017.


Cette proposition de loi vient traduire le protocole d'accord conclu le 4 octobre avec les organisations représentatives des étudiants, des personnels et des établissements, dont les termes ont été approuvés à une large majorité le 17 octobre par le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser). C’est "une reconnaissance de l'importance du dialogue social pour réformer l'enseignement supérieur", ont souligné Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Mandon. 

Un vote à main-levée !
Et le groupe "communiste" qui intervient pour dire:
« il aura donc fallu quinze ans pour que la France réponde totalement aux exigences du système européen d’enseignement supérieur définies dans le cadre du processus de Bologne. » !!


Traduction: « enfin on applique les directives européennes qui brisent les reins de l'enseignement. »

Ce qu'en disait Jeunesse Révolution et ce qu'en pensent les milliers d'étudiants qui ont signé l'appel du Comité de liaison des étudiants pour la rupture


Sélection des étudiants en Masterl’Unef, la CFDT, le Snesup-FSU et l’Unsa signent une « position commune » avec le gouvernement


L’accord signé le 4 octobre 2016 entre la ministre de l’Education nationale et les organisations syndicales UNEF, FAGE et PDE (étudiants) ; SNESup-FSU, SGEN-CFDT, Sup-UNSA, SNPTES (personnels), prépare la réforme du master (diplôme correspondant à bac + 5) en imposant une sélection à l’issue de la licence pour accéder au master 1, ce que faisaient librement jusqu’ici les étudiants, en fonction de leurs projets.
Les organisations syndicales ont pour vocation de défendre les droits des personnels (en l’occurrence les étudiants), indépendamment des Etats et des gouvernements. 
L’UNEF crie victoire après cet accord, où l’admission sera subordonnée à un concours ou l’examen du dossier. Mais combien de jeunes seront alors exclus de l’université, ou devront attendre une année supplémentaire ? Combien par ce projet seront soumis à la mobilité? L’article de La Tribune des Travailleurs revient sur toutes ces questions.
Le gouvernement a besoin de l’appui des organisations syndicales, jusqu’à les intégrer au rouages de l’Etat. La Ve République incapable d’assurer un avenir à la jeunesse (qui s’est levée contre la loi El Khomri), s’acharne.
Elle ne peut empêcher le rejet par les étudiants de cet accord qu’ils ont appris par la presse.
Le point de vue des étudiants, à la tribune de la Conférence nationale pour l'unité pour la rupture avec l'Union européenne

En mars nous avons dit « retrait de la loi travail », aujourd’hui nous disons « retrait de la loi sélection ».



Le journal Les Echos vend la mèche, sans  floritures

2 - Qu’est-ce que la loi va changer ?

Désormais, toutes les universités auront le droit de sélectionner leurs étudiants avant l’entrée en M1, soit via un concours, soit sur dossier et/ou entretien. Par contre, une fois l’étudiant accepté en M1, son passage en M2 sera automatique, à condition bien sûr qu’il valide ses partiels et obligations prévues dans le cursus (ne rêvez pas trop…).

3 - Quand est-ce que cela sera effectif ?

Après promulgation de la loi - sous 15 jours-, la réforme entrera en vigueur pour la rentrée 2017. Donc si vous êtes actuellement en L3, attention, vous devrez peut-être passer des sélections pour intégrer un master l’année prochaine. Toutefois, comme précisé plus haut, un décret d’application doit encore fixer les filières qui auront le droit de continuer à sélectionner entre le M1 et le M2. D’autre part, certains Présidents d’université demandent un délai d’un an pour  appliquer la réforme.
Dans sa séance du 26 octobre, le Sénat a adopté à l’unanimité le projet de réforme du cursus conduisant au diplôme national de master. 
Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et Thierry Mandon, secrétaire d'Etat chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche se félicitent que la proposition de loi votée et amendée par les sénateurs traduise le protocole d'accord conclu le 4 octobre avec les organisations représentatives des étudiants, des personnels et des établissements, dont les termes ont été approuvés à une large majorité le 17 octobre par le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER). C’est une reconnaissance de l'importance du dialogue social pour réformer l'enseignement supérieur. 
Il s'agit d'une réforme équilibrée qui vise à accompagner la démocratisation de l'accès au master. Elle supprime la sélection existante entre la première et la seconde année de master, permet aux universités de mettre en place un recrutement à l'entrée du M1 et créé pour tous les diplômés de Licence un droit à la poursuite d'études en master garanti par l'Etat et les recteurs. Cette réforme sécurise les établissements et élargit les possibilités d'orientation des jeunes. Elle vise à orienter sans empêcher. Avec cette réforme, aucun étudiant souhaitant poursuivre ses études en master ne sera sans solution, sans choix, sans droit. 


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