jeudi 24 novembre 2016

À un camarade socialiste tarnais Editorial de La Tribune des travailleurs du 23 novembre 2016 Par Daniel Gluckstein

À un camarade socialiste tarnais

Editorial de La Tribune des travailleurs du 23 novembre 2016

Par Daniel Gluckstein 
1ere-page-tt65Mon cher camarade, je dois reconnaître à ton parti, et à sa fédération du Tarn, un sens certain de la communication. Quelques heures seulement après le premier tour de la primaire de la droite, publier une affiche intitulée « Prends garde à la droite » pour dénoncer Fillon « opposé à l’avortement » et partisan de la « disparition des services publics avec la suppression de 500 000 fonctionnaires » et de« la fin des 35 heures »… il fallait y penser !
Il aura sans doute échappé aux camarades socialistes tarnais que des milliers de femmes se heurtent dramatiquement aujourd’hui à une interdiction d’avorter de fait, en conséquence de la fermeture de centaines de maternités, notamment par votre gouvernement Hollande-Valls.
Les 35 heures ? Pouvez-vous ignorer que le décompte hebdomadaire du temps de travail est déjà remis en cause par les mesures de déréglementation et d’annualisation – en particulier par la loi El Khomri – prises par votre gouvernement dans la foulée de ses prédécesseurs ?
Quant aux services publics… La suppression de centaines de milliers d’emplois n’y attendra pas l’éventuelle élection de Fillon puisque ce gigantesque plan social est déjà engagé, très officiellement, en conséquence de vos lois NOTRe et Touraine et de votre soumission au pacte de responsabilité européen.
Nul doute qu’élu demain Fillon poursuivrait dans cette voie par vous tracée. Mais il ne suffit pas d’un coup de gomme magique pour effacer les faits.
Que l’élection présidentielle revête une certaine importance pour les candidats et leur entourage, préoccupés de leur avenir social, cela se comprend. Mais les travailleurs et les jeunes, dans leur immense majorité, y voient d’abord une volonté, « en haut », de « changer de chauffeur pour que la voiture continue sur la même route », comme le dit un signataire de « l’engagement pour la rupture » (lire page 4).
Indifférentes à cette agitation pré-électorale, les grèves se multiplient dans tous les domaines.
 « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe », écrivit naguère un socialiste tarnais, un vrai, qui avait pour nom : Jean Jaurès.
Le courage, aujourd’hui, ce n’est pas de changer de chauffeur, mais de route et de voiture.
De route : rompre avec la soumission aux exigences de la classe capitaliste.
De voiture : rompre avec « le mensonge triomphant » et consensuel des institutions de la Ve République et de l’Union européenne.
Le courage, c’est de dire que ces institutions ne peuvent être réformées, ayant été forgées au seul service de la classe des exploiteurs.
Et préparer les conditions pour que le pouvoir change de mains, non pas de celles d’un président à celles d’un autre, mais d’une minorité d’exploiteurs à une majorité de travailleurs.
C’est pourquoi, sur le plan politique, dans les entreprises et dans les quartiers ouvriers, s’engage à présent la signature en masse de l’appel du Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République pour l’Assemblée constituante souveraine.

logo-tt-sans-adresse-paypal dès le jeudi dans votre boîte à lettres.
Pour vous abonnez sans attendre,
choisissez la formule qui vous convient
et cliquez sur le bouton de votre choix.
C’est tout !










Informations développées,
analyses détaillées,
prises de position politiques,
suivi de l’action politique dans
La Tribune des travailleurs

ABONNEZ-VOUS


Vous pouvez aussi vous abonner par correspondance.
Toutes les formules d’abonnements sont ici
Cliquez sur le formulaire ci-dessus, imprimer la feuille, remplissez le bordereau et postez-le avec votre chèque.

Aucun commentaire: