jeudi 20 octobre 2016

Un point de vue ouvrier dans la crise Editorial de la Tribune des travailleurs du 19 octobre 2016

Un point de vue ouvrier dans la crise

Editorial de la Tribune des travailleurs du 19 octobre 2016

Par Daniel Gluckstein 
Courrier reçu par La Tribune des travailleurs (1) : « Nous nous sommes réunis le 17 octobre, le soir de la venue de Hollande à Florange. Hollande a déclaré : “Il n’y a eu aucune perte d’emploi à Florange, mais des embauches ont été réalisées en 2015 et 2016.” La réalité, c’est : en 2012, il y avait 3 000 emplois à Florange, 2 000 en 2016 et 1 700 en 2020 ! (…) Pour se justifier, Hollande a expliqué : “J’ai pris des mesures pour renforcer la compétitivité de nos entreprises et préparer l’industrie de demain avec le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), le pacte de responsabilité, l’amélioration des marges des entreprises.” La compétitivité des entreprises, c’est précisément la politique de l’Union européenne de baisse du coût du travail et des délocalisations, qui a abouti à fermer les mines, les installations sidérurgiques dans toute l’Europe. Avec le CICE, Mittal a touché du gouvernement 9 millions d’euros en 2015 et supprimé 1 000 emplois en France. C’est cela restaurer les marges des entreprises ! Avec le pacte de responsabilité, ce sont 40 milliards qui ont été pillés dans les caisses des communes et de la Sécurité sociale pour être versés aux capitalistes. »
Ce même 17 octobre, le projet de budget présenté par le gouvernement augmente de 3,3 milliards le CICE distribué aux entreprises.
Ces délégués d’Hayange et de Knutange à la conférence du 5 novembre poursuivent : «La population veut en finir avec ce gouvernement aux ordres de l’Union européenne et avec toutes les contre-réformes qui se sont succédé depuis des années. L’unité est nécessaire pour maintenir la convention collective de la sidérurgie et tous ses avantages acquis menacés de liquidation par la loi El Khomri et l’accord de méthode du 27 juin 2016. Tout comme elle est nécessaire pour nationaliser la sidérurgie, pour garantir le maintien de tous les emplois et la réouverture des installations fermées ! »
Ce même 17 octobre, la presse s’interroge gravement : Hollande pourra-t-il se présenter à l’élection présidentielle ?
Le problème n’est pas de savoir si Hollande sera ou non candidat.
Du point de vue des capitalistes : parce qu’elle correspond à leurs intérêts, cette politique de destruction sociale doit se poursuivre, et cela, quel que soit le président – l’actuel ou le prochain, de gauche ou de droite – dès lors que tous les candidats institutionnels se soumettent à leurs exigences et à celles de l’Union européenne.
Du point de vue de la classe ouvrière : cette politique doit être bloquée. Il s’agit de créer les conditions de la mobilisation unie imposant de rompre avec cette politique au service du capital dictée par l’Union européenne, d’ouvrir la voie à la défense des intérêts ouvriers, de l’emploi, des conquêtes sociales.
Cela constitue l’ordre du jour de la conférence nationale de délégués du 5 novembre.
(1) Contribution signée par Gilles Alesch, travailleur frontalier ; Joël James, ouvrier ; François Lopera, syndicaliste à ArcelorMittal Florange ; Hugues Miller, syndicaliste fonction publique territoriale, tous délégués des comités d’Hayange et de Knutange (Moselle) pour la conférence du 5 novembre.

logo-tt-sans-adresse-paypal dès le jeudi dans votre boîte à lettres.
Pour vous abonnez sans attendre,
choisissez la formule qui vous convient
et cliquez sur le bouton de votre choix.
C’est tout !









Aucun commentaire: