samedi 8 octobre 2016

Mobilisation des hospitaliers du Val de Marne contre le Plan Hirsch

Mobilisation des hospitaliers du Val de Marne contre le Plan Hirsch
un article du Parisien 94

Mondor s’embrase ! ». Ce vendredi matin, plus de 300 agents du groupe hospitalier Henri-Mondor (AP-HP) sont descendus dans la rue, à l’appel de l’intersyndicale CGT, SUD-Santé, FO et CFDT. Pour la première fois de l’histoire du groupe, les blouses blanches des cinq établissements du groupe (Emile-Roux à Limeil, Chenevier et Mondor à Créteil, ainsi que Clémenceau et Joffre-Dupuytren en Essonne) sont réunies dans un même mouvement. C’est dire « la colère ». « On nous rabote nos RTT, on n’a plus de vie de famille », enragent les hospitaliers, à la vue des nouveaux plannings qui entrent en vigueur ce lundi, en application de la réorganisation du temps de travail voulu par Martin Hirsch, directeur de l’AP.



Dès 9 heures, ils sont 120 sur le pied de guerre, au départ de Limeil-Brévannes et n’hésitent pas à bloquer l’A86. Une première, là encore. A grand renfort de klaxons, de drapeaux flottants. Impossible pour les automobilistes de ne pas repérer l’opération escargot jusqu’à Créteil où les attendent 180 collègues venus de l’Essonne en car et de Chenevier. De là, le cortège prend à pied la direction de Mondor, en défilant sur la D 19. Dans les rangs, beaucoup d’infirmiers, d’aides-soignants inquiets. « Je travaille depuis 20 ans à l’AP, j’arrivais à choisir mes gardes, confie cette aide-soignante d’Emile-Roux. J’étais souvent de jour, on s’organisait avec mon mari. Mais là, on a des plannings figés, impossible de changer. J’ai des gardes le mercredi, je dois mettre mes enfants au centre de loisirs, les récupérer à 19 h 30. Cela fait de la fatigue pour eux, des frais supplémentaires. » Des collègues travaillant en consultation épargnés par ces plannings sont « venus par solidarité ». C’est cette situation qu’ils ont voulu évoquer avec la direction du groupe. Mais en arrivant à Mondor, un cordon de gendarmes les bloque. « C’est inadmissible. Mondor, c’est chez nous ». Certains cherchent à passer malgré les boucliers et les uniformes. Après une longue attente, une délégation est reçue par la direction. Jeannick Le Lagadec, conseillère départementale PG en fait partie, « pour apporter le soutien du Département et se rendre compte de la réalité vécue par les hospitaliers ». A la sortie, peu d’avancée. « La mobilisation continue », promet Christophe Pin, de la CGT. Contactée, la direction n’a pas souhaité faire de commentaire.




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