mercredi 5 octobre 2016

L’Union européenne et le gouvernement Hollande-Valls lancent une nouvelle attaque contre la Sécurité sociale

L’Union européenne et le gouvernement Hollande-Valls
lancent une nouvelle attaque contre la Sécurité sociale




Le gouvernement s’apprête à faire voter son plan de financement de la Sécurité sociale pour 2017.


Objectif :
Réaliser 4 milliards d’euros de coupes sur l’assurance maladie et 1,5 milliard d’euros de coupes dans les dépenses de fonctionnement des organismes de Sécurité sociale (au total, 20 milliards en trois ans).

Comment ?
En mettant en place partout les groupements hospitaliers de territoire (GHT) qui entraînent de nouvelles fermetures de lits, de services et de structures hospitalières.
En limitant l’accès des malades aux médicaments « innovants » (qui permettent de soigner les maladies les plus graves), avec la mise en place de quotas.
En gelant les pensions de retraite.

Pourquoi ?
Pour répondre aux injonctions de l’Union européenne. Ainsi, le Conseil de l’Union européenne exige du gouvernement français qu’il « ralentisse considérablement la croissance des dépenses de Sécurité sociale, qui représentent plus de la moitié des dépenses publiques ».

Le commissaire européen en charge des Affaires économiques et financières, le « socialiste » Pierre Moscovici, n’y va pas de main morte : « La règle demeure et la Commission européenne ne la changera pas, quel que soit le gouvernement au pouvoir. Il n’y aura ni sursis supplémentaire, ni entorse, ni exception pour la France. Le déficit public doit tomber nettement en dessous de 3 % en 2017 (…) que la gauche ou la droite soit au pouvoir. »

Pourtant, à l’origine de la Sécurité sociale, il n’était pas question d’« équilibre financier » mais de faire valoir un droit. Ainsi, l’article 1 de l’ordonnance fondant la Sécurité sociale en 1945 stipule : « Il est institué une organisation de la Sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent. »
Mais les lois de financement de la Sécurité sociale, mises en place par le plan Juppé il y a vingt ans en application du traité de Maastricht, ont instauré un véritable basculement de société en passant d’un droit à une enveloppe budgétaire prédéterminée. Et depuis, tous les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, ont poursuivi et aggravé cette politique.

Malgré tous les coups subis, la Sécurité sociale existe toujours. Elle est l’un des biens les plus précieux de la population.
La Sécu, elle est à nous, on s’est battu pour la gagner, on se battra pour la garder !

Prenez connaissance du dossier Sécurité sociale dans La Tribune des travailleurs.

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