lundi 24 octobre 2016

Les nouvelles de Boissy, numéro70 octobre 2016 Spécial bureau de Poste de la rue de Paris

Les nouvelles de Boissy, numéro70 octobre 2016
Spécial bureau de Poste de la rue de Paris
Editorial
Pour les adhérents du POID réunis en AG mensuelle samedi 22 octobre, l’unité est indispensable pour arracher le maintien du bureau de Poste de la rue de Paris. Ils appellent tous les Boisséens à répondre à l’appel du maire et de tous les conseillers municipaux à se rassembler vendredi 18 octobre à 17h
La fermeture du bureau de Poste de la rue de Paris est programmée, c’est le gouvernement qui en est responsable. Entre la fin 2015 et maintenant, il a fait tomber de 9282 à 7829 le nombre de bureaux de Poste en France. La Cour des comptes estime que 3000 seulement seraient « rentables ».
Depuis le 1er janvier 2011, conformément au traité de Maastricht, la Poste, service public conçu pour les habitants et payé par eux, doit se soumettre totalement à la concurrence. C’est pourquoi, en 2010, le gouvernement Sarkozy l’a transformée en société anonyme. Dès lors, le souci de répondre aux besoins de la population a fait place à des critères de rentabilité.
Actionnaire principal, l’Etat a lui-même géré son désengagement, en particulier par la transformation des bureaux de poste en « points de contact ». Il monte des partenariats avec des mairies (agence postale communale), partenaires publics, ou des entreprises privées, en particulier des commerces (relais postal).
Qui finance ? Un « fonds postal national de péréquation territoriale » alimenté par des réductions (jusqu’à 95%) des taxes locales dues par la Poste aux communes. Nos impôts locaux servent à privatiser et démanteler notre service public postal !
Cette politique de rapine et de destruction est orchestrée dans des « Commissions départementales de présence postale territoriale », sensées s’adapter aux besoins de la population et tenir compte de l’avis de ses élus. Ainsi va la Vème république !
Le POID exige le maintien du bureau de poste de la rue de Paris, avec toutes ses attributions, tous ses agents et ouvert toute la journée et toute la semaine. L’unité s’est réalisée aussitôt sur cette exigence avec la section du PCF et le groupe Boissy-Avenir. Nous avons ensemble appelé à participer à la réunion publique convoquée par le maire. Un vœu commun, conformément à la décision qui y a été prise, demandant le maintien du bureau de poste, a été distribué dans toutes les boites aux lettres.
Les Boisséens qui, depuis 2008, sont confrontés à la disparition de 8 services publics (SNCF, Sécurité sociale, CAF, bureau RATP, Pôle-Emploi, tribunal, études surveillées et …bureau de poste !) savent que seul, le rapport des forces peut imposer de rompre avec cette politique de bulldozer antisocial, dictée par l’Union européenne et servilement mise en œuvre par les gouvernements successifs.
Le POID, qui participe à la préparation de la conférence nationale pour la rupture avec l’UE et la Vème république, appelle toutes et tous à rejoindre le combat du comité qui, localement, regroupe des travailleurs et militants d’origines différentes.
Venez massivement au 30bis de la rue de Paris vendredi prochain à 17h.
Communiqué PCF-Boissy Avenir-POID du 21 octobre 16
Rassemblement dans l’unité à 17h vendredi 28 octobre
devant le bureau de Poste de L’orangerie, rue de Paris

Le 20 Octobre, 60 personnes se sont rassemblées salle de l’ancien tribunal dans le cadre de la réunion publique convoquée par le maire de Boissy-Saint-Léger à propos de la réduction des services assurés par l’annexe postale de la rue de Paris, qui laisse augurer à terme la fermeture de ce site.
Cette affluence traduit l’inquiétude de la population devant la disparition d’un service public indispensable, en particulier pour les personnes qui rencontrent des difficultés pour se déplacer. Grâce au signal d’alarme tiré par nos organisations (Tracts, pétition, vidéo retransmise sur 94 Citoyens, article dans les pages 94 du Parisien), la suppression scandaleuse d’un service public à Boissy-Saint-Léger n’a pu être perpétrée tranquillement.
Nous savons parfaitement que la politique de la Poste a réglé depuis longtemps le sort du bureau de la rue de Paris. Au niveau national, elle est passée de 9282 bureaux de Poste fin 2015 à 7829 fin 2016. Un rapport de la Cour des Comptes établit que seuls 3000 bureaux de Poste seraient « rentables ».
Des intervenants ont rappelé les conséquences en termes de suppressions de postes et de dégradation des conditions de travail des postiers.
L’argumentation sur la « rentabilité » est irrecevable. L’existence d’un service public ne saurait se réduire à des considérations financières. Elle se situe dans la réponse aux besoins de la population. Malgré le sabotage de son fonctionnement par la direction de la Poste qui ampute les services assurés par ce bureau et n’affecte pas le personnel suffisant à son fonctionnement, une cinquantaine de Boisséens s’y présentent chaque jour.
Toute tentative de faire accepter la fermeture du bureau de Poste sous couvert du maintien d’une « présence postale » par le biais d’un « relais postal » chez un commerçant a été totalement rejetée par les participants.
La volonté de construire énergiquement un rapport de forces pour gagner le maintien du bureau de Poste de la rue de Paris, avec tous ses services ,toute la semaine, a abouti à la décision de se rassembler derrière un vœu commun. Devant les participants, le maire a pris l’engagement de sa rédaction et de sa diffusion auprès de tous les Boisséens.
C’est ce qu’exprime le vœu commun qui appelle les Boisséens à se rassembler le vendredi 28 octobre à 17h. devant le bureau de poste de L’Orangerie, rue de Paris. Nous faisons totalement nôtre l’appel à contresigner le vœu rédigé par la Mairie. Le maire doit également faire connaître auprès de la direction de la Poste et du ministère de l’Industrie (en charge de la Poste) notre détermination à aller jusqu’au bout.
L’unité de la population et de ses élus est un gage de victoire, nous nous en félicitons. Nous avons pris nos responsabilités, nous resterons vigilants.
Maintien du bureau de Poste de l’Orangerie avec toutes ses attributions toute la semaine
Contrat de présence postale territoriale
2014-2016
entre l’Etat, la Poste et l’AMF (association des maires de France)
deux extraits
« Toute évolution de l’amplitude horaire d’ouverture d’un bureau de Poste doit faire l’objet d’un rapport …remis au maire… qui dispose d’un délai de trois mois pour transmettre ses observations »

« Un bureau de Poste peut être transformé en APC (agence postale communale), API (agence postale intercommunale), relais postal ou tout autre partenariat sur la base d’un diagnostic partagé et formalisé, avec l’accord préalable du maire et du conseil municipal, qui valident le changement de statut du point de contact et la nature du partenariat. »

Le bureau du POID se réunira jeudi 27 octobre à 18h30 au bistrot « Bulut » (juste en face de la gare du RER

Conseil municipal du 30 septembre 2016 (suite)

Boissy déjà sous la table du Grand Paris
Depuis le 16 janvier 2016, toutes les communes des départements 75, 92, 93 et 94, ont été absorbées par des EPT (espaces publics territoriaux). Pour Boissy, c'est l'EPT baptisé "        ",présidé par L. Car hala, maire PS de Créteil ( les deux autres EPT du Val-de-Marne sont "revenus" l'un AU PCF, l'autre aux Républicains). 
L'ordre du jour du conseil de Boissy comptait seulement 18 points mais le maire a fait état de 33 décisions prises par la MGP (métropole du Grand Paris) qui s'imposent à notre ville. Telle est l'évolution extrêmement rapide des choses du fait de la réforme territoriale. La loi NOTRe réduit la démocratie communale à une ombre. 
Par exemple, les droits de la commune à attribuer près de 400 logements HLM sont passés à Cathala ! Régis Charbonnier promet certes qu'il les a rétrocédés à Boissy. Il reste que, légalement, la ville n'en est plus maîtresse ...
Ecoles

Le maire a donné les chiffres de la rentrée : 1638 élèves dans les écoles de Boissy, soit 20 de moins que l’an passé Insignifiant ? Faut voir ! Pourquoi ce recul alors que la population a plutôt tendance à augmenter et que l’école privée des « Sacrés Cœurs » s’agrandit de façon spectaculaire ? M. le Maire pourrait-il annoncer 84 places libres en maternelle et 142 en élémentaire si nombre de parents n’avaient fui vers le privé pour échapper aux nouveaux rythmes scolaires et au sabotage de l’Education nationale par le gouvernement lui-même.

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