mardi 11 octobre 2016

Les nouvelles de Boissy, numéro 69

Les nouvelles de Boissy, numéro 69

Le bulletin du comité de Boissy du POID


Editorial
Communiqué du POID
Non à la fermeture programmée du bureau de Poste
de la rue de Paris !
L'annonce en a été faite par le Maire en conseil municipal, la poste de la rue de Paris est menacée de fermeture. La direction régionale de la Poste annonce que dans un premier temps l'agence postale n'ouvrirait plus que le matin et qu'elle n'assurerait plus toutes les opérations bancaires.
Après la fermeture du centre de Sécurité sociale, de la permanence de la CAF, et l’arrêt des études surveillées dans les écoles de Boissy, les Boisséens voient disparaître l'un après l'autre les services publics dont ils ont besoin dans leur vie quotidienne.
Les prétextes invoqués par la direction régionale de la Poste (insécurité et insuffisance du trafic : une cinquantaine d’usagers par jour « seulement » !) ne trompent personne. Le « maintien d’une présence postale » au moyen d’une « agence postale communale » (les contribuables devraient donc payer deux fois) ou d’une antenne dans un commerce, annoncé par le maire, ne saurait masquer la réalité d’un vrai recul du service public.
La Poste, en voie de privatisation sur injonction de l'Union européenne, est soumise à l'obligation de réduction des coûts, ouvrant la voie aux suppressions de postes, à la déréglementation des conditions de travail des postiers et à la fermeture de centaines de bureaux de poste dans toute la France. Ceux qui ont choisi la soumission aux diktats de Bruxelles appliquent la même politique dans les hôpitaux où les regroupements hospitaliers s'accompagnent de mesures brutales contre les malades et les personnels, à l’Ecole, dans les transports, pour le logement…
Un autre gouvernement est possible, celui qui, décidant de se dégager du carcan de l’UE, rétablira les travailleurs dans leurs droits et décidera la renationalisation de la Poste et de tous les services publics. Pour le POID, la rentabilité d’un service public se juge exclusivement à partir de son utilité pour la population. Les habitants du haut de la ville ont absolument besoin du bureau de Poste de la rue de Paris.
Le comité de Boissy du POID se prononce inconditionnellement contre sa fermeture programmée, pour son maintien et son rétablissement avec tous ses horaires d’ouverture, toutes ses compétences et tous ses postes. Inconditionnellement pour le rétablissement des études surveillées. Inconditionnellement pour le rétablissement et le maintien de tous les services publics dont a besoin la population. Il appelle à l’unité pour l’imposer.
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Grève à l’hôpital Emile Roux
Le 6 octobre, une manifestation de plus de 300 hospitaliers du groupe d’hôpitaux, regroupés derrière l’établissement « support » Mondor par la loi GHT (groupement hospitalier territorial) de Marisol Touraine, héritière de la loi Bachelot a exigé l’abandon du plan Hirsch qui en découle. Cette loi mutualise les moyens, supprime les postes et les services et dégrade gravement les conditions de travail des hospitaliers.
Lundi 26, nous étions 240 en AG avec les syndicats, nous avons voté à l’unanimité la grève pour le lendemain. Aujourd’hui jeudi, nous sommes toujours en grève, nous avons reconduit pour demain. La direction s’efforce de minimiser le nombre de grévistes en ne prenant en compte que ceux qui se sont déclarés grévistes la veille mais plein de collègues se mettent en grève en arrivant et en tombant sur le piquet de grève. (…)
Nos revendications :
  • Retrait de l’organisation du temps de travail de Hirsch
  • Refus du logiciel « Octave » mis en place sur notre GHT Mondor
  • Planification concertée entre les équipes et l’encadrement de proximité
  • 2 RH (repos hebdomadaires) consécutifs avec 1 samedi-dimanche sur 2 (avec l’ODT, on tombe à 1 sur 3, à 1 RH consécutif sur 2 et la suppression de 4 RTT)
  • 1 RTT fixe tous les 15 jours
  • Réponse au 31 mars pour les demandes de congés annuels (l’ODT réduit à 20 le nombre de jours consécutifs à prendre de juin à septembre)
Quand on voit en particulier que des contractuels qui auraient autrefois été titularisés au bout d’un an, sont toujours contractuels au bout de 7 ans, alors on pense à la bagarre contre la loi El Komhri.
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Conseil municipal du 30 septembre 2016 (1ère partie)

Disparition des études surveillées
Pour Boissy-Avenir, Nicolas Georges a soulevé le problème : « en juin le conseil municipal vote la « municipalisation des études », en septembre celles-ci n’existent plus ! »
« C’est la faute des enseignants, lui a-t-il été répondu, ils ne se portent plus volontaires. »
Il faut dire la vérité ! Les nouveaux rythmes scolaires, en imposant le travail le mercredi matin et de « nouvelles activités pédagogiques » (NAP) après la classe, ont créé une situation de fatigue pour les enfants et, pour les familles de confusion. Ajoutons que les NAP sont gratuites -pour l’instant ! - les études, elles, sont payantes… Enfin, la rémunération des enseignants, pour le même travail, baisserait. On comprend qu’ils ne l’acceptent pas alors qu’ailleurs les mairies font en sorte que ce ne soit pas le cas !
La suppression de indemnités des directeurs pour leur travail de gestion des présences à la cantine, des questions et demandes restant sans réponse et une incapacité de dialogue avec les enseignants ont abouti à un blocage des plus inquiétants et préjudiciable. Rappelons que les enseignants sont fonctionnaires d’Etat et que, fort heureusement, ce ne sont pas des employés municipaux, ils sont et doivent rester indépendants du maire, quel qu’il soit !
Bureau de Poste de la rue de Paris
Ce qu’a rapporté le maire en substance (d’après des notes prises en séance) :
« La direction de la Poste que j’ai rencontrée avec Christian Mache, adjoint au maire chargé des services publics, nous a informés que, pour des raisons de sécurité, après le cambriolage de la Poste de Santeny, elle avait décidé de supprimer toute opération financière rue de Paris. Mais la sécurité n’est pas son seul argument. Elle estime que le bureau de la rue de Paris ne recevant qu’une cinquantaine d’usagers par jour, n’est pas rentable. Elle affirme aussi manquer de personnels. Elle a donc décidé de réduire les horaires d’ouverture aux matinées de 9 à 12h. Mais ne nous cachons pas qu’elle a laissé entendre qu’il ne s’agissait que d’une étape vers une fermeture complète d’ici un an. J’affirme que sera maintenue à Boissy une présence postale, soit par une agence postale communale (APC), soit par une antenne dans un commerce ».
Le POID s’élève contre cette décision dictée par la volonté de l’UE de baisser les dépenses publiques sans considération des besoins de la population. Une APC reviendrait non seulement à faire payer deux fois le contribuable boisséen, mais aussi à couvrir la scandaleuse politique gouvernementale à l’égard de services publics. Il faut l’unité pour imposer le retrait de cette décision de fermeture.

Assemblée mensuelle du POID
Samedi 22 octobre, 14h30, salle de la Pinède
  • Présentation de la conférence internationale de Mumbai contre la guerre, l’exploitation et le travail précaire
  • Campagne pour la rupture avec l’UE, mobilisation contre la fermeture du bureau de Poste de la t=rue de Paris, initiatives pour le rétablissement des études surveillées, …
Pour tout contact
Alain Abbad, 1 place de la peupleraie, 06 51 35 83 86
Katherine Ternet, 3 place de la Sapinière, 06 51 35 83 86

Retrouvez-nous sur notre blog : poiboissy.blogspot.com





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