jeudi 29 septembre 2016

Créteil-Limeil : les hospitaliers refusent le nouveau temps de travail

Créteil-Limeil : les hospitaliers refusent le nouveau temps de travail





Attention hôpitaux en grève ce mardi. Deux établissements du groupe hospitalier Henri-Mondor (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) se mobilisent dès le matin : Chenevier à Créteil et Emile-Roux à Limeil-Brévannes. Les agents protestent contre la réorganisation du temps de travail décidée par Martin Hirsch et son application qui serait difficile à supporter pour les agents. A l’hôpital Chenevier, des débrayages ont déjà été décidés ces dernières semaines. Les hospitaliers de Limeil et Créteil ont prévu des piquets de grève devant les centres hospitaliers. Malgré ce mouvement de grève, un service minimum de soins sera assuré. Dans le même groupe hospitalier, le centre Clémenceau dans l’Essonne s’était déjà mobilisé.Le Parisien.fr


Hospitaliers en colère. Automobilistes énervés. Ambiance rue de Mesly, ce mardi matin à Créteil, aux abords de l’hôpital Albert-Chenevier (AP-HP). Dès 6 h 15, les agents en grève, plus de 200 selon les syndicats CGT, SUD-Santé et CFDT, 40 selon la police, bloquaient l’entrée de l’établissement, occasionnant coups de klaxons de soutien mais aussi grognements de certains cadres obligés d’aller se garer plus loin. Seuls les patients, handicapés, femmes enceintes et ambulances pouvaient passer.
Cette grève couvait depuis des semaines en opposition à la réorganisation du temps de travail, découlant du plan Hirsch. « L’exaspération est totale, note Thierry Labruyère de la CGT. Avec les nouveaux plannings qu’ils nous imposent, les agents ne vont plus avoir de vie de famille. » Cette nouvelle organisation, entrée en vigueur au 1er septembre, mais appliquée véritablement au mois d’octobre, prévoit des emplois du temps de 15 jours le matin, 15 jours le soir. À tel point que certains hospitaliers, comme cette aide-soignante de neurologie se sont mobilisés pour la première fois : « Ce n’est pas acceptable. » Une opération « self gratuit » devait aussi être menée.






Au même moment, leurs collègues d’Emile-Roux (AP-HP) à Limeil-Brévannes, en intersyndicale filtraient eux aussi l’entrée de l’hôpital avec distribution de tracts, pour les mêmes raisons : « les arrêts de travail augmentent, les collègues font jouer leur droit de retrait. Ce n’est plus tenable », relève Pascal Hidalgo, de la CGT, qui assure que le mouvement a été « fort suivi malgré les nombreuses assignations de la direction, que nous allons attaquer en justice. » La grève est reconduite ce mercredi à Limeil. D’autres actions sont à prévoir dans les jours à venir dans les deux hôpitaux. Contactée, la direction n’a pas souhaité faire de commentaire. Le Parisien.fr

Un extrait du tract départemental du POID

Hôpitaux du Val-de-Marne :
ALERTE !
  • Non aux Groupements Hospitaliers de Territoire
  • Maintien des hôpitaux de Créteil, Villeneuve Saint Georges, Saint Maurice, Villejuif, La Queue en Brie, …avec tous leurs services et tous leurs postes de personnel !

Transformation de plus de 1 000 hôpitaux actuels en 135 groupements hospitaliers de territoire

C’est une offensive sans précédent contre le système hospitalier public que le gouvernement Hollande-Valls a engagée, dans le droit fil de la loi Bachelot de 2009. La « loi de modernisation de notre système de santé » dite loi Touraine, votée en janvier 2016, et ledécret d’application du 27 avril organisent le regroupement des hôpitaux publics et des établissements publics médico-sociaux dans des « groupements hospitaliers de territoire » (GHT).
Après la restructuration des hôpitaux de l’AP-HP, la remise en cause des conditions de travail des personnels, le gouvernement veut poursuivre son œuvre de démantèlement de l’hospitalisation publique en supprimant encore 16 000 lits – dont 3 108 lits en Ile-de-France – et 22 000 emplois de personnels soignants, de techniciens de laboratoire et de radiologie, de personnels administratifs et ouvriers.
« Un désastre pour l’hospitalisation publique », déclare à juste titre une fédération syndicale, « c’est un tsunami destructeur » dit une autre, en exigeant le retrait de la loi Touraine et du décret.
L’agence régionale de santé (ARS) a publié le 5 juillet, la liste des groupements hospitaliers de territoire sur l’Ile-de-France.
Pour le Val de Marne : 7 hôpitaux regroupés dans 3 GHT 

  • Un GHT regroupant l’hôpital de Villeneuve Saint-Georges avec le Centre hospitalier intercommunal de Créteil qui en est le pôle
  • Un GHT regroupant les Hôpitaux St Maurice et l’hôpital des Murets qui devaient faire partie du GHT avec les CHI de Créteil et Villeneuve Saint-Georges mais devant la mobilisation de tous les personnels avec leurs syndicats, médecins compris, l’ARS a dû y renoncer.
  • Un GHT regroupant l’hôpital Paul Guiraud de Villejuif (qui s’étend jusque dans les Hauts de Seine), la Fondation Vallée de Gentilly et l’hôpital Erasme d’Antony.
Mutualiser, fusionner, privatiser en supprimant des emplois, des lits, des services

Le CHI de Créteil et celui de Villeneuve St Georges ont chacun une maternité. Elles sont aujourd’hui de taille quasi identiques. Chacune a sa consultation IVG, sa consultation pour maman diabétiques ou hypertendues. Qui va garder ces consultations avec le GHT ? Si vous habitez Villeneuve Saint-Georges , vous irez consulter à Créteil
Où iront accoucher les femmes si on ferme encore une maternité ? Déjà en juin 2015 l’hôpital militaire Begin a fermé à Vincennes. La tendance est de raccourcir la durée d’hospitalisation. Bientôt l’accouchement à domicile ?
Le « virage ambulatoire » a supprimé des centaines de lits dans tous les hôpitaux du département. A Mondor, les lits des urgences sont transférés en partie dans les autres services en diminuant leur capacité d’accueil. Dans toutes les pathologies, les temps d’attente sont déjà de plus en plus longs, les consultations « privées » se généralisent. Mais les mutuelles ne peuvent plus maintenant rembourser au-delà d’un plafond, ou le patient paie ou il ne peut plus être soigné. Où va-t-on ? C’est la liquidation de la sécu qui se profile .
Et les services de psychiatrie, que vont-ils devenir ?
L’ARS demande déjà aux directions des hôpitaux de tailler dans leur budget, et la masse salariale est la variable d’ajustement privilégiée comme partout. A l’hôpital Paul Guiraud de Villejuif (PGV), après la suppression de jours de RTT des personnels, 200 suppressions d’emplois en deux ans sont annoncées. En juillet, la mutualisation des CMP de Châtillon et Bagneux, dépendant de Paul Guiraud a été annoncée entraînant la fermeture du centre de Châtillon qui suit quelque 450 patients par an !



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