lundi 30 mai 2016

Tribune libre Cyril Calès, syndicat FSU des agents communaux de Boissy-saint-Léger.

Tribune libre
Cyril Calès, syndicat FSU des agents communaux de Boissy-saint-Léger.
le 28 mai 2016

  1. Laurent Cathala, maire de Créteil et président du « Territoire 11», auquel est intégré Boissy, affirme avoir engagé le processus des transferts de personnels après consultation des organisations syndicales. Qu’en est-il ?
Au niveau local, il n’y a eu aucune concertation. Est-ce qu’il y en a eu à un autre niveau et avec quelle organisation syndicale, je l’ignore. S’il y a concertation, il n’en redescend rien !
  1. Quels premiers transferts sont en cours ou se préparent ? Ton secteur, celui de la culture est-il concerné ?
Selon le maire, aucun agent n’est concerné. Selon des rumeurs, la culture passerait au territoire. L’absence d’information renforce les inquiétudes des agents. Une « coordinatrice » a commencé à organiser des réunions mais pour préparer quoi ? On n’en sait rien ! Cela se fait dans le dos des agents, alors qu’il s’agit de leur carrière, de leur rémunération ! Mais, les personnes, apparemment, c’est secondaire !
  1. Quels risques principaux, selon toi, courent les services publics communaux et les agents ?
La perte des avantages acquis, des changements assez radicaux sur les horaires, des déplacements forcés en fonction des besoins du « Territoire ». Des contraintes qui pourraient ne pas convenir du tout aux collègues. En termes de carrière, peut-on attendre du positif de l’élargissement des possibilités ? La mutualisation des moyens nourrit chez nous les plus vives inquiétudes, d’abord pour le non-remplacements des collègues qui vont partir en retraite, et aussi pour des suppressions de postes. Pourtant, l’organisation sur un territoire plus grand et sur des populations nouvelles ne peut que générer des missions supplémentaires. Ajoutons que la vision des élus va se trouver diluée et fait planer l’incertitude sur ce que cela va entraîner en ce qui concerne l’avenir et la qualité des services publics.
  1. La loi-Travail du gouvernement affaiblirait les garanties statutaires des personnels. Que faire pour imposer son retrait ?

Il n’y a que la mobilisation puisque le gouvernement ne veut rien entendre. Il n’y a aucune vraie discussion. Ce n’est pas qu’il n’y a rien de positif dans ce projet de loi mais il y a sa logique globale, celle du pouvoir de l’argent au mépris des personnes. Je constate que la mobilisation ne faiblit pas, au contraire. Toutefois, elle pourrait s’effriter. Pour les agents, c’est très dur, ils ne peuvent tenir. Le blocage, honnêtement, fait avancer les choses. En face, ils disent que c’est prendre la population en otage mais les blocages, on n’a plus que ça. Reste une certitude : la population est largement opposée à ce projet de loi.

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