vendredi 8 avril 2016

Situation inacceptable des remplacements à Villejuif. 150 à 200 parents et enseignants rassemblés devant l'Inspection d' Académie


Situation inacceptable des remplacements à Villejuif.
150 à 200 parents et enseignants rassemblés devant l'Inspection d' Académie



#YaPasDeProf : les parents exaspérés devant les... par ITELE
Parents, professeurs et élus de Villejuif (Val-de-Marne) ont connu un triste record le 30 mars : 27 classes sans enseignants sur l'ensemble de la ville, faute de remplaçants. En répartissant les élèves sans professeurs, certaines classes sont montées jusqu'à 46 enfants.  i télé


« École en détresse, on VOEUX des maîtresses ». C’est visiblement le souhait le plus cher des parents, des enseignants, des syndicats mais aussi des élèves. Malades du non-remplacement des enseignants absents dans les écoles de Villejuif, une centaine de manifestants se sont rassemblés ce vendredi pour exiger une « plus grande considération de nos enfants ». « Actuellement, sur les 232 classes que compte la ville, 27 sont sans enseignants, souligne Luc Bénizeau, du syndicat SNUDI-FO du Val-de-Marne. Si l’on rapporte cela au niveau du département, en proportion, ce serait 640 classes qui seraient sans enseignant. Une situation inédite. Nous aurions été confrontés à un événement imprévu comme un cataclysme ou une avalanche, on comprendrait. Mais là, cette situation était prévisible, ce qui est d’autant plus insupportable ».
Et sous les fenêtres de l’inspection de l’éducation nationale à Villejuif, s’égrène la longue litanie des difficultés. « À Langevin, deux classes n’ont pas d’enseignant depuis un mois et demie. Seuls trois demi-journées ont été dotées en 15 jours. Le 23 mars, nous avions 100 élèves à répartir sur 5 classes soit 18 à 20 élèves en plus dans chaque classe ». « A la maternelle Karl-Marx, un congé maternité a démarré le 7 mars. Il était prévu, nous avions prévenu en amont. Pour autant, aucun remplaçant n’a été nommé ». « Aux Hautes-Bruyères, vendredi dernier, 53 enfants sans enseignants ont dû eux aussi être répartis ». Et ça continue avec Pasteur… Pas une école ne semble épargnée.
Si tous réclament le droit à un apprentissage de qualité, le problème de la sécurité se pose de façon prégnante. « Qu’attend-on ? Qu’il se produise un accident ? Car avec autant d’élèves par classe, non seulement nous ne pouvons pas enseigner correctement mais en plus, il y a des risques pour les enfants ».
« Ce n’est pas l’inspectrice de circonscription qui est responsable de cette situation, concluait Luc Bénizeau avant qu’une délégation ne soit reçue, mais bien la ministre qui n’entend pas le cri de détresse de Villejuif mais aussi de tout le Val-de-Marne qui va subir, l’année prochaine, de multiples fermetures de classes ».

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