mardi 15 mars 2016

Grève, écoles mortes et manifestation pour protester contre les fermetures de classe dans le Val-de-Marne

Grève, écoles mortes et manifestation pour protester contre les fermetures de classe dans le Val-de-Marne 94 citoyens


C’est ce mardi 15 mars que doit se réunir le Conseil départemental de l’Education nationale (CDEN) dont la consultation est nécessaire pour confirmer les mesures d’ouvertures et de fermetures de classes dans le Val-de-Marne.
En désaccord avec les mesures proposées, l’intersyndicale CGT Education – Snudi-FO – Snuipp FSU – Sud Education a lancé un appel à la grève et à manifester devant les grilles de la préfecture (où se tient le CDEN) dès 9 heures du matin, réclamant l’annulation des fermetures de classe et la création de postes supplémentaires pour les réseaux d’aide aux enfants en difficulté (Rased), les remplaçants et la médecine scolaire.
Concrètement, la Direction départementale des services de l’Education nationale a proposé 99 fermetures fermes, 87 ouvertures fermes, 3 ouvertures conditionnelles et 18 postes Plus de maîtres que de classe par rapport à la rentrée 2015.  A noter également la création de 30 postes de remplaçants dont 22 pour les remplacements de moyenne-longue durée. Le nombre d’élèves, lui, est estimé à 136 383 en septembre 2016 contre 135 317 en septembre 2015, soit 1066 élèves supplémentaires.
Au-delà de la mobilisation intersyndicale enseignante au niveau départemental,  les parents d’élèves de nombreuses écoles prévoient également de manifester et de bloquer les écoles.
A Champigny-sur-Marne, la mobilisation se poursuit dans les écoles Anatole France et Maurice Denis qui devraient rester fermées aujourd’hui. A Maurice Denis, une classe doit fermer malgré 3 élèves supplémentaires, et à Anatole France, située au Bois l’Abbé, ce-sont quatre classes qui doivent fermer. Au niveau de la ville, 10 fermetures sont prévues contre quatre ouvertures. Il y a également une bataille de chiffres. Alors que la Direction académique a évalué les effectifs de rentrée à 8350 élèves, soit 16 de moins qu’à la rentrée 2015, la ville en a estimé 240 de plus.  La commune a prévu d’affréter un car pour emmener les parents et enseignants manifester.
A Chennevières, le groupe d’opposition Aimons Chennevières s’inquiète de la fermeture de l’école Paris, qui ne comptait que deux classes, et de la fermeture d’une classe à l’élémentaire Rousseau B, classée en REP, qui passe pourtant de 144 à 158 élèves. « Une suppression de classe dans cette école est absolument contradictoire avec sa situation d’établissement prioritaire pour l’Education nationale », s’inquiètent les élus municipaux qui dénoncent également la fermeture à  Jacques Doré, faisant état d’un différentiel d’estimation du nombre d’élèves. « Ainsi par exemple vous prévoyez 18 enfants en petite section de maternelle alors que 25 sont déjà inscrits à ce jour« , indiquent les élus dans un courrier à l’Inspectrice.
A Vitry-sur-Seine, on se mobilise contre la fermeture d’une classe à Makarenko.
A Cachan, les parents d’élèves de l’Apic appellent à manifester après un rassemblement devant l’école maternelle Paul Bert Belle Image qui doit perdre une classe malgré trois élèves de plus.
A Arcueil encore, les parents s’opposent aux deux fermetures de classe prévues à Henri Barbusse. « Cela obligerait à créer des double niveaux alors qu’il y a des enfants qui habitent dans des foyers, d’autres qui doivent être accompagnés d’assistant vie scolaire. Ce serait dommage car l’école fonctionne bien » regrette une élue de la Fcpe.
A Fresnes, les parents d’élèves d’Acctif Education, Api et la Fcpe ont recueilli près de 400 signatures de  pétition pour dénoncer les absences non remplacées (32 journées non remplacées sur 61) au sein du groupe Roux Pasteur Blancs Bouleaux qui compte 700 élèves de la maternelle au CM2. Pour comptabiliser chaque absence non remplacée, Acctif a créé un formulaire en lignepour les signaler, tandis que la Fcpe a fait de même au niveau national.

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