mercredi 16 mars 2016

400 parents, enseignants et élus vent debout contre les fermetures de classe

400 parents, enseignants et élus vent debout contre les fermetures de classe 94 citoyens



Elus, parents, profs, directeurs d’école… près de 400 personnes ont manifesté devant les grilles de la préfecture du Val-de-Marne ce mardi matin, pour protester contre les fermetures de classes que devait acter le Conseil départemental de l’Education nationale (CDEN).
Une bronca qui a provoqué un nouveau report du CDEN au vendredi 18 mars à 14h30. Plusieurs villes comme Champigny ou Cachan avaient affrété des cars complets pour venir protester et des délégations d’une quarantaine d’écoles avaient demandé à être reçues.  Entre les banderoles de colère et les drapeaux des syndicats, les élus en écharpe tricolore étaient aussi venus en nombre, qu’il s’agisse d’élus municipaux ou départementaux, jusqu’au président PCF du Conseil départemental, Christian Favier.
« Trop c’est trop, ça suffit ! »  lance Camille, venue avec sa fille, scolarisée à l’école Anatole France de Champigny-sur-Marne qui doit perdre 4 classes. « 99 classes fermetures sont prévues pour 86 ouvertures et on sait qu’il y aura au moins 1066 élèves de plus dans toutes les écoles du Val-de-Marne. Est-ce que l’Académie aurait des lacunes en mathématiques ? » questionne la mère de Jonas, scolarisé à Cachan.


Devant la préfecture, les manifestants ont adopté un voeu  commun présenté par FO,CGT et la FCPE avec le soutien de SUD, réclamant l’annulation des fermetures, la création de nouveaux postes de remplaçants, d’enseignants du réseau d’aide aux élèves en difficulté, de psychologues scolaires, de médecine scolaire et encore d’enseignants pour les moins de 3 ans. Au micro, Luc Bénizeau, représentant du syndicat d’enseignants SNUDI-FO, s’est inquiété des « détériorations brutales des conditions de travail des enseignants » qui impactent mécaniquement la scolarité des enfants.
D’ores et déjà, de nouveaux mouvements sont envisagés, notamment une manifestation devant le ministère de l’Education nationale le mercredi 23 mars.
Les parents sont aussi prêts à poursuivre le mouvement dans leurs écoles. « On est prêt à dormir dans l’école tant qu’on n’aura pas gain de cause« , prévient une parent d’élève d’Anatole France à Champigny.


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