dimanche 14 février 2016

Les Nouvelles 61 Bulletin du POID de Boissy

Les Nouvelles 61
Bulletin du POID de Boissy

L'éditorial d'André Yon
Au conseil municipal du 2 février, le maire a annoncé que les dépenses du budget municipal concernant les personnels devraient, pour la première fois baisser en 2016 : de 13,6 à 13,4 millions d’euros.
Telle est la conséquence de la baisse des dotations imposées aux communes par l’austérité de MM Hollande et Valls, en application des directives de l’Union européenne.
Sachant que, rien que pour maintenir le nombre de postes existants dans une commune, il faut augmenter le budget 5 à 10% chaque année, on voit qu’il manquera une très grosse somme l’an prochain. Il est à craindre que la mairie ne dise pas aux Boisséens combien de postes pourraient ainsi disparaître. Entre 15 et 25 ?
Qui pourrait croire le discours selon lequel il n’y aurait pas de conséquences pour les services ? Pour les conditions de travail des personnels communaux ?
On comprend mieux pourquoi le gouvernement s’acharne à torpiller le code du travail et les statuts des fonctionnaires et dissoudre les communes dans la métropole du Grand Paris: l’objectif est de désarmer toute résistance.
Pourtant, 250 enseignants et employés territoriaux de toutes les villes du Val-de-Marne, se sont réunis mercredi 10 décembre, avec FO, la CGT et SUD, à Créteil, pour leurs revendications et ont voté de se « constituer en comité de délégués de préparation à la grève avec les syndicats ».
N’ont-ils pas raison ? Etat d’urgence, révision constitutionnelle, remaniement gouvernemental, rien n’y fera ! Est-ce que des journées d’action sans lendemain pourront suffire pour bloquer ce gouvernement ? Accompagner les contre-réformes, c’est aller de défaite en défaite. Ce qu’il faut, c’est rompre avec le gouvernement !
En se regroupant autour de l’exigence du retrait pur et simple du projet de loi de réforme du Code du travail, des militants de toutes opinions montrent la voie de l’unité qui submergera l’offensive destructrice.

Le point de vue d'une syndicaliste, agent communal
Quelles difficultés la baisse des dotations à la commune entraîne-t-elle pour les agents communaux ?
Nous travaillons à flux tendu. Il faut faire plus avec moins de personnels. Tout indique que ça risque de s’aggraver. On relève des conditions particulièrement difficiles pour les animateurs. Les ATSEM ont accepté de passer de 37,5 à 40,5 heures hebdomadaires. Bien-sûr, elles récupèrent 19 jours de congés mais, au fil de l’année, cela fait des semaines beaucoup plus fatigantes.
Et la grève du 26 février a été prise comment par les personnels ?

Les collègues en ont très peu parlé. Pourtant, les syndicats ont fait passer l’info Impossible de savoir s’ils allaient ou non faire grève. Des cantines ont été fermées. Cela est ressenti comme une grève sans lendemain. Mais il y a une telle exaspération ! Et encore, pour l’instant, la réforme PPCR n’est pas vraiment comprise. Pourtant, depuis le 1er janvier, les promotions se font seulement à l’ancienneté ! Alors, un jour de grève pour marquer le coup ? Ce qu’il faudrait, c’est bloquer ! On a fait ça ici avec la grève des agents. Si le maire a reculé, l’Etat pourra aussi reculer. C’est comme ça que le jeunes avaient fait céder le gouvernement voilà quelques années quand il a voulu instituer pour eux un sous-SMIC !
Assemblée mensuelle du POID Boissy
Samedi 20 Février 14 H30
Salle de la pinède Boissy
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