dimanche 14 février 2016

Conseil municipal du 2 février 2016, compte-rendu et analyse

Annonces
21 logements sociaux en accession à la propriété seront livrés dans quelques mois à la cité Pierres et lumière à côté du collège A. Dunois (6 seulement réservés à des Boisséens). Les 162 logements actuels ont bénéficié d’une rénovation. Rappelons que les locataires se plaignaient depuis des années d’humidité et d’un mauvais entretien général.
Service civique
Accord pour 3 contrats (médiathèque, PIJ, et conseil municipal des jeunes). Cette invention de Hollande permet de faire travailler des jeunes pendant 6 à 8 mois pour 573€/mois (dont 473 pris en charge par l’Etat : l’aubaine !). A noter, avec regret évidemment, le vote unanime du conseil sur une mesure qui rejoint l’arsenal du traitement social du chômage, inefficace et ravageur pour les garanties statutaires des agents et contradictoires avec la création des postes nécessaires.
Courts de tennis de la Plataneraie
Rénovation programmée pour cette année 2016
Débat d’orientation budgétaire (voir éditorial)
Roger Guillemard a annoncé 360 000 euros de baisse de dotation pour Boissy en 2016 par rapport à 2015, ce qui ajouté à la baisse de l’an passé, fait donc 700 000 en moins par rapport à 2014. Deux remarques :
  • 360 000 en moins en 2014, 720 000 en 2015, 1, 08 million en 2016 et 1,44 million en 2017, cela représente un manque à gagner de 3,6 millions volés à la population
  • C’est un gouvernement PS qui a pris cette décision. Ce n’est pas une raison, bien-sûr, pour la relayer contre la population !
  • La base de la démocratie, c’est le respect du mandat des électeurs. A l’inverse, la majorité municipale a promis baisse des charges courantes de 3% (qu’est-ce qui va être supprimé ?), hausse d’impôts (non par le taux d’imposition local mais par la hausse de 1% des bases locatives nationales) et, surtout, la baisse des charges salariales qui menace de 15 à 20 postes d’agents.

Le point de vue d'André YON

Au conseil municipal du 2 février, le maire a annoncé que les dépenses du budget municipal concernant les personnels devraient, pour la première fois baisser en 2016 : de 13,6 à 13,4 millions d’euros.
Telle est la conséquence de la baisse des dotations imposées aux communes par l’austérité de MM Hollande et Valls, en application des directives de l’Union européenne.
Sachant que, rien que pour maintenir le nombre de postes existants dans une commune, il faut augmenter le budget 5 à 10% chaque année, on voit qu’il manquera une très grosse somme l’an prochain. Il est à craindre que la mairie ne dise pas aux Boisséens combien de postes pourraient ainsi disparaître. Entre 15 et 25 ?
Qui pourrait croire le discours selon lequel il n’y aurait pas de conséquences pour les services ? Pour les conditions de travail des personnels communaux ?
On comprend mieux pourquoi le gouvernement s’acharne à torpiller le code du travail et les statuts des fonctionnaires et dissoudre les communes dans la métropole du Grand Paris: l’objectif est de désarmer toute résistance.
Pourtant, 250 enseignants et employés territoriaux de toutes les villes du Val-de-Marne, se sont réunis mercredi 10 décembre, avec FO, la CGT et SUD, à Créteil, pour leurs revendications et ont voté de se « constituer en comité de délégués de préparation à la grève avec les syndicats ».
N’ont-ils pas raison ? Etat d’urgence, révision constitutionnelle, remaniement gouvernemental, rien n’y fera ! Est-ce que des journées d’action sans lendemain pourront suffire pour bloquer ce gouvernement ? Accompagner les contre-réformes, c’est aller de défaite en défaite. Ce qu’il faut, c’est rompre avec le gouvernement !
En se regroupant autour de l’exigence du retrait pur et simple du projet de loi de réforme du Code du travail, des militants de toutes opinions montrent la voie de l’unité qui submergera l’offensive destructrice.

Le point de vue d'une syndicaliste, agent communal

Quelles difficultés la baisse des dotations à la commune entraîne-t-elle pour les agents communaux ?
Nous travaillons à flux tendu. Il faut faire plus avec moins de personnels. Tout indique que ça risque de s’aggraver. On relève des conditions particulièrement difficiles pour les animateurs. Les ATSEM ont accepté de passer de 37,5 à 40,5 heures hebdomadaires. Bien-sûr, elles récupèrent 19 jours de congés mais, au fil de l’année, cela fait des semaines beaucoup plus fatigantes.
Et la grève du 26 février a été prise comment par les personnels ?

Les collègues en ont très peu parlé. Pourtant, les syndicats ont fait passer l’info Impossible de savoir s’ils allaient ou non faire grève. Des cantines ont été fermées. Cela est ressenti comme une grève sans lendemain. Mais il y a une telle exaspération ! Et encore, pour l’instant, la réforme PPCR n’est pas vraiment comprise. Pourtant, depuis le 1erjanvier, les promotions se font seulement à l’ancienneté ! Alors, un jour de grève pour marquer le coup ? Ce qu’il faudrait, c’est bloquer ! On a fait ça ici avec la grève des agents. Si le maire a reculé, l’Etat pourra aussi reculer. C’est comme ça que le jeunes avaient fait

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