dimanche 13 décembre 2015

Les Nouvelles numéro 60 Le bulletin du comité de Boissy du POID





Les Nouvelles numéro 60
Le bulletin du comité de Boissy du POID



Notes éditoriales

59,75% , ce sont près de 2 boisséens sur 3 qui ne se sont pas déplacés pour ce premier tour des élections régionales.
L'abstention monte à près de 70 % dans les bureaux de vote de la Haie-Griselle.
Le PS qui avait rassemblé à Boissy 2392 voix pour le candidat Hollande tombe à 875 voix.
Le Front de gauche passe de 933 à 269 voix et l'UMP-LR dégringole de 1431 à 701 voix.
Tous les partis qui ont gouverné depuis des décennies sont condamnés sans appel par la population.
Au lendemain de ce premier tour PS-Front de gauche et écologistes s'unissent derrière Bartolone, celui qui a organisé à l'Assemblée nationale le vote de toutes les Réformes dirigées contre les salariés dictées par l'Union européenne
Reste la prétendue percée du Front national qui justifierais l'Union sacrée autour de Bartolone et même des candidats de droite.
Pour le POID,l' »urgence démocratique » ne peut être que la préparation du Tous ensemble pour bloquer ce gouvernement et sa politique.
La crise politique s'aggrave dans ce pays et l'heure approche où toutes les tentatives pour maintenir à tous prix la dictature de l'Union européenne seront submergées.

André Yon



Les premières leçons

Bureaux de vote Rostand et Prévert, autour de 70 % d'abstention, les mêmes chiffres que l'on retrouve dans tous les bureaux de vote des quartiers populaires du Val de Marne et partout ailleurs.
C'est un fait, aucune des listes en présence ne se prononçait pour la défense du Code du travail, pour le retrait de la Loi Touraine rejetée par les personnels hospitaliers et les médecins.
Aucune liste n'exigeait le retrait de la Réforme des collèges qui dresse contre elle la totalité des enseignants,comme aucune liste ne se prononçait pour la défense des communes et des départements et ce alors qu'à Villejuif comme dans des centaines de communes les personnels s'opposent aux plans d'austérité qui en découle.Aucune liste ne se prononçait pour la levée de l'état d'urgence et pour mettre fin aux guerres qui sèment dans le monde chaos et destruction.
Cette défaite électorale n'est pas celle des travailleurs et de la jeunesse, elle est la défaite de tous ceux qui s'obstinent dans leur soumission à l'Union européenne et appliquent toutes ses exigences contre la population.
Pour le POID,à Boissy comme ailleurs, avant et après ces élections et quel qu'en soit le résultat final, l'heure est au rassemblement pour la défense des revendications ouvrières et démocratiques ;
L'heure est au rassemblement pour la défense du Code du travail dans le marbre duquel sont gravés tous les droits des salariés de toutes catégories.
Dans les diffusions publiques et les porte-à porte que nous avons maintenus sans interruption semaine après semaine, plus de 250 signatures ont déjà été recueillies.
Cette campagne doit se poursuivre et s'élargir, elle doit s'ouvrir à tous les militants de toutes tendances auxquels nous proposons la constitution d'un comité d'unité rassemblant toutes les forces pour la défens »e du Code du travail.

Jacques


250 agents rassemblés à Villejuif






Les agents communaux de Villejuif, avec leurs syndicats CGT et UGICT, n’entendent pas faire les frais de l’austérité et voir détruits leurs acquis. Après plusieurs jours de grève, ils se sont rassemblés ce jeudi 11 décembre. Appuyés par les unions locales CGT et FO, activement soutenus par les enseignants, ils n’entendent pas se satisfaire des premiers reculs du maire et en appellent à la population.

Malgré le froid, 250 agents de la ville de Villejuif se sont à nouveau rassemblés jeudi 10 décembre, à l’appel de la CGT. Cela fait plusieurs semaines que le conflit dure. Le protocole d’accord proposé par le maire, n’est toujours pas acceptable même si celui-ci a dû reculer sur certains points.  Les conditions de travail sont de plus en plus dégradées et les statuts mis en cause. Des agents témoignent :
  • Des services tournent à 50% des effectifs.
  • Le stationnement devient payant pour les personnels qui viennent travailler, ce qui représente 150 euros par mois !
  •  Le maire veut supprimer le CASC, notre comité d’action sociale qui est géré depuis 71 ans par les personnels. Bilan des courses toutes les prestations sont remises en cause : par exemple, lors des séjours au ski des personnels avec leur famille pendant les vacances scolaires, les remonte-pente ne seraient plus prises en charge à 50% mais à 0% ! ».
  • Les promotions sont aussi menacées au profit du salaire au mérite, mais cela n’est pas propre au maire de Villejuif, c’est le gouvernement lui-même qui l’a fait voter à l’assemblée nationale !

Une directrice d’école a lu une lettre de tous ses collègues de la ville qui se sont adressés au maire pour déplorer le manque de fournitures pour l’entretien et l’hygiène dans les écoles. Le représentant de l’UL-FO a apporté son soutien et celui des 80 enseignants de la ville réunis avec le SNUDI-FO : pour lui, les statuts de tous sont remis en cause, tout comme le code du travail. Au moment où le gouvernement tente de remettre en cause le code du travail, se multiplient les tentatives de faire accepter les protocoles ou accords locaux contre les garanties et droits nationaux inscrits les statuts.
La grève entamée par les agents le 4 décembre a été suspendue mais un prochain rassemblement aura lieu le 16 décembre à 19 heures avant le conseil municipal.


Extrait du communiqué des UL CGT et FO de Villejuif

« … Monsieur le Maire, vous pouvez, vous devez prendre maintenant la mesure de la situation et répondre aux revendications des personnels !
Dans cette période troublée par les événements dramatiques et barbares de ce mois, les Unions locales CGT et FO de Villejuif tiennent à mettre en garde les autorités : ni la barbarie, ni l'Etat d'urgence ne feront taire nos revendications, que nous continuerons à exprimer par les moyens traditionnels du mouvement syndical, à savoir la grève et la manifestation."





Nous joignons à ce numéro 60 des Nouvelles 2 documents importants.

-Le communiqué des 3 secrétaires nationaux du POID, rédigé au soir du premier tour des élections régionales.
-L'appel des 333 pour la levée de l'état d'urgence




D' où viendra l'issue ?

Communiqué des secrétaires nationaux du POID – Paris, le 6 décembre, 22 heures
Un électeur sur deux s’est abstenu, et même trois électeurs sur quatre dans nombre de quartiers ouvriers et populaires. Certes, les attentats du 13 novembre et la terreur qu’ils ont fait naître dans la population, d’une part, et, d’autre part, l’intense campagne menée sur le danger d’une victoire du Front national se sont combinés pour aboutir à une participation plus importante qu’annoncée, en légère augmentation par rapport à 2010. Il n’en reste pas moins que ce résultat est sans appel : il résonne comme une défaite pour les partis qui, dans l’alternance, à gauche comme à droite, se succèdent au pouvoir depuis trente-cinq ans : Parti socialiste appuyé par ses alliés « de gauche » d’une part, et les Républicains-UDI d’autre part.
Pourtant, ce dimanche soir, les représentants de ces partis ont fait comme si de rien n’était. Ils ont parlé des régions. Mais ils n’ont pas dit un mot sur l’Union européenne, sur la guerre, sur l’état d’urgence, sur les réformes que le gouvernement prépare contre les travailleurs avec l’appui de tous, en particulier celle qui vise le Code du travail. Alors que la crise ouverte souligne, précisément, la nécessité de la rupture avec l’Union européenne, la Ve République, et leur politique de misère et de chômage dictée par les banquiers et les spéculateurs, tous ont fait comme si les choses allaient continuer comme avant.
La défaite majeure essuyée par ces partis est le résultat d’une continuité. Depuis trente-cinq ans, ils ont, dans le cadre de leur alternance au pouvoir :
• ratifié tous les traités européens ; 
• sabré à coups de centaines de milliards d’euros dans les budgets publics ; 
• attaqué le Code du travail et la Sécurité sociale ; 
• favorisé tous les plans de suppression d’emplois, créant une situation record du nombre de chômeurs dans notre pays ; 
• étendu, dans tous les domaines, les plans de privatisation-destruction des services publics ; 
• mis en place la régionalisation qui met en cause la forme républicaine de l’Etat fondée sur l’existence 
des communes et des départements depuis la Révolution française ; 
• voté puis prolongé l’état d’urgence ; 
• voté pour la guerre en Syrie et son extension.
C’est cette politique conforme aux directives de l’Union européenne et des multinationales, des banques, des spéculateurs qui a été massivement rejetée dans l’élection du 6 décembre. De ce rejet, le Front national semble sortir vainqueur, victoire très relative compte tenu de l’ampleur de l’abstention. 
La solution ne peut venir d’un parti qui appuie toutes les attaques contre les droits ouvriers et démocratiques, le Code du travail et la Sécurité sociale. Elle ne peut venir d’un parti de l’extrême réaction qui prétend détourner la colère et l’angoisse des travailleurs et des jeunes en attisant la haine contre la fraction immigrée de la classe ouvrière.
Elle ne peut venir davantage de la politique des partis défaits qui affirment vouloir poursuivre sur la même voie. Même si l’on peut comprendre que des travailleurs et des jeunes, malgré le dégoût que leur inspire leur politique, estiment qu’il faut malgré tout voter pour éviter ce qu’ils considèrent comme « le pire ». Au même titre que l’on peut comprendre l’abstention massive, notamment dans les quartiers ouvriers et populaires, de ceux qui refusent toute confiance aux partis prétendument « de gauche » qui tournent le dos à leurs intérêts pour engraisser les profits des capitalistes et des spéculateurs.
Une chose est certaine : la solution à la crise majeure qui frappe le pays ne surgira ni du vote du 6 décembre ni de celui du 13 décembre. Une solution conforme à la démocratie implique la levée de l’état d’urgence, l’abandon du projet de réforme constitutionnelle annoncé par Hollande, l’arrêt immédiat des plans en cours contre le Code du travail, l’arrêt des privatisations et des plans de licenciements, l’abrogation du pacte de responsabilité. Une solution conforme à la démocratie exige aujourd’hui plus que jamais d’en finir avec l’Union européenne et la Ve République.
Répétons-le : ce n’est pas de l’élection de dimanche prochain qu’une telle solution surgira. Seule l’action unie des travailleurs et des jeunes avec leurs organisations, pour la défense de leurs droits, permettra d’avancer dans cette direction.
C’est sur ce terrain que le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) entend agir. Le POID, qui combat pour une issue authentiquement démocratique — passant par la liquidation des institutions de la VeRépublique et le combat pour une Assemblée constituante souveraine rompant avec l’Union européenne —, apporte son soutien à la campagne déployée par « l’appel des 333 » pour la levée immédiate de l’état d’urgence, et appuie la constitution des comités pour l’unité pour la défense du Code du travail, contre la réforme préparée par la mission Badinter.
Travailleurs, militants, jeunes qui partagez cette perspective, rejoignez le Parti ouvrier indépendant démocratique.
Les secrétaires nationaux du Parti ouvrier indépendant démocratique,
Jean Markun, Gérard Schivardi, Daniel Gluckstein























Pour la levée de l'état d'urgence



Plus de 7500 signataires ont rejoint en ligne, en six jours, les 333 personnalités, démocrates, députés, sénateurs, juristes, avocats, journalistes, syndicalistes qui en appellent à tous leurs « concitoyens pour exiger, au nom de la liberté, de la démocratie, de la République, la levée immédiate de l’état d’urgence. » « Sous couvert de combattre ‘le terrorisme’, l’état d’urgence fait peser un danger sérieux sur nos libertés démocratiques, individuelles, sociales et politiques et sur la démocratie » écrivent-ils dans cet appel qui peut être signé sur internet.




Le texte de l'appel des 333 pour la levée de l'état d'urgence
Après les assassinats barbares commis à Paris le 13 novembre, François Hollande et le gouvernement de Manuel Valls ont décidé « l’état d’urgence », présenté par les sommets de l’Etat comme la réponse à la terreur, à la peur et au désarroi répandus dans le pays, comme la mesure adaptée « pour combattre les terroristes » et « protéger les Français », comme condition de « la sécurité, la première des libertés ».
A leur demande, les 19 et 20 novembre, l’Assemblée nationale puis le Sénat, ont à l’unanimité des groupes politiques qui la composent (à l’exception de six députés qui ont voté contre et une abstention ; et l’abstention de douze sénateurs) ont voté la prolongation de l’état d’urgence et aggravé les dispositions liberticides de la loi de 1955 qui date de la guerre d’Algérie.
Avec l’état d’urgence, ce sont, en réalité, les libertés de tous qui se trouvent dangereusement restreintes et menacées.
Ainsi :
  • Tout individu peut être suspecté en fonction « de son comportement ».
  • « L’assignation à résidence » — l’interdiction d’aller et venir, de se déplacer librement — ne « doit pas viser uniquement les activités dangereuses avérées », mais aussi « les menaces fondées sur des présomptions sérieuses ».
  • Les « perquisitions administratives » deviennent la règle et relèvent de la décision des préfets, représentants directs du gouvernement, en dehors de tout cadre judiciaire.
  • La place du pouvoir judiciaire comme garantie des libertés est bafouée.
  • La mise sous contrôle d’Internet doit permettre au ministre de l’Intérieur de « prendre toute mesure pour assurer l’interruption de tout service de communication en ligne ».
Menace contre les libertés individuelles, l’état d’urgence aboutit à un renforcement considérable du caractère autoritaire de la Ve République.
Mais ce sont aussi les moyens d’action, d’organisation, d’expression, sur le terrain social et politique – qui concernent syndicats, partis, associations – qui sont remis en question.
Ainsi :
  • Le pouvoir se réserve le droit d’interdire tout rassemblement sur la voie publique, ou toute manifestation pour « raison de sécurité ».
  • La loi prévoit la possibilité de « dissoudre les associations ou groupements de fait qui participent, facilitent ou incitent à la commission d’actes portant une atteinte grave à l’ordre public ».
Les notions introduites dans la loi — « comportement », « trouble à l’ordre public », « raison de sécurité », « atteintes graves à l’ordre public » — permettent les interprétations les plus extensives et présentent le risque de mettre en cause très largement tout un chacun.
Sous couvert de combattre « le terrorisme », l’état d’urgence fait peser un danger sérieux sur nos libertés démocratiques, individuelles, sociales et politiques et sur la démocratie.
En conséquence, nous, signataires de cet appel, en appelons à tous nos concitoyens pour exiger, au nom de la liberté, de la démocratie, de la République, la levée immédiate de l’état d’urgence.
Le texte peut être signé en ligne ici



















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