vendredi 27 novembre 2015

Les Nouvelles, numéro 59 Bulletin du comité POI de Boissy-Sucy-Limeil

Les Nouvelles, numéro 59
Bulletin du comité POI de Boissy-Sucy-Limeil
L'éditorial d'André Yon
Comment défendre la population ?
Nous renvoyons nos lecteurs au communiqué publié par les trois secrétaires nationaux du POI au lendemain des attentats joint à ce numéro des Nouvelles : « Combattre pour que ces faits ne se reproduisent pas implique de combattre contre la guerre, dont cette barbarie, qui s’étend au monde entier, est l’enfant naturel… Ce combat est indissociable du combat des travailleurs unis avec leurs organisations contre les politiques de misère qui les frappe. »
Le journal Libération publie un appel de 25 intellectuels et universitaires français qui font remarquer que « les Rafale tuent des civils aussi innocents que ceux du Bataclan » et appellent à « nous rassembler contre les bombardements français qui accroissent les menaces et contre les dérives liberticides… »
Et, justement, les syndicats de l’APHP,CGT, FO, Sud, CFTC, CGC UNSA s’indignent : « Tel un profiteur de guerre, Martin Hirsch, directeur général abuse de cette période d’état d’urgence, qui interdit toute mobilisation sociale, pour passer en force le projet de Marisol Touraine, ministre de la Santé.  Ils exigent un « moratoire pendant l’état d’urgence », « le retrait de son projet et des recrutements à la hauteur des besoins ». Ils dénoncent la ministre « qui n’hésite pas à insulter le personnel de l’APHP, en proposant une prime de 3 millions à répartir entre les héros ! Personne n’a demandé à être gratifié pour avoir accompli son devoir d’humanité… L’APHP a besoin d’emplois supplémentaires pour continuer à bien soigner. Messieurs Hollande et Hirsch ne le comprennent toujours pas ! Marisol Touraine nous fait l’aumône pendant que Martin Hirsch nous fait les poches ! … c’est se moquer de nous alors que le plan Hirsch, c’est 30 millions d’économies sur le dos du personnel. »
Vous avez signé l’appel contre la liquidation du Code du travail exigée par Bruxelles et le Medef ? Ensemble, nous devons donner à cette campagne une ampleur nouvelle. Elargissons la signature et aussi, regroupons-nous pour agir pour l’unité contre le gouvernement et pour les revendications. Telle est, pour le POI, la voie de la défense de la population.
Participez à la réunion mensuelle du POI
Samedi 5 décembre
14h30, salle de la Pinède
Reprise des cartes 2016 et pot de l’amitié
Air France, 5 salariés convoqués au tribunal le 2 décembre
Un rassemblement est convoqué par l’ensemble des syndicats « pour le retrait des plaintes, l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires, l’arrêt des procédures de licenciement totalement injustifiées »


Hold-up contre les agents territoriaux
Un amendement du gouvernement, à la veille des attentats, prévoit de ralentir l’avancement des fonctionnaires territoriaux en supprimant les durées minimales pour changer d’échelon. Le point d’indice est bloqué depuis 2010 : l’avancement reste la seule possibilité d’améliorer son pouvoir d’achat. Grâce au protocole PPCR (rejeté par FO et CGT mais signé par la FSU), le gouvernement compte ainsi économiser 113 millions d’euros ! Inacceptable !

Boissy : conseil municipal du 14 octobre 2015
Coup fatal porté à la démocratie communale ?
Toutes les communes, selon la loi MAPTAM (loi de modernisation de l’action publique et d’affirmation des métropoles) et la loi NOTRe (loi pour une nouvelle organisation territoriale de la république), devront, au 1er janvier 2016, entrer dans un EPT (établissement public territorial).
Le maire et sa majorité, sans état d’âme, ont décidé d’accompagner ce basculement dont la portée a soigneusement été dissimulée aux citoyens : l’essentiel des compétences et des moyens qui appartiennent aux communes, devraient, au 1er janvier être remis à la MGP (métropole du Grand Paris) par l’intermédiaire des EPT. Le Val-de-Marne ne serait plus divisé qu’en 3 parties.
Dans celle appelée T-11, on ne trouve pas moins de 15 communes : Créteil, Alfortville et Boissy, les trois villes dirigées par le PS et les seules à avoir approuvé ce charcutage. Il y a aussi Bonneuil, Villecresnes, Mandres, Périgny, Santeny, Marolles, La Queue-en Brie, Sucy, Noiseau, le Plessis-Trévise, Chennevières et Ormesson. Soit un monstre de 300 000 habitants !
Chacun s’interroge, au niveau des citoyens : que reste-t-il de la démocratie de proximité héritée de la révolution française qui voulait que chaque citoyen connaisse son maire et ses conseillers municipaux et puisse ainsi leur demander des comptes ? Comment désormais contrôler le respect du mandat de ceux qu’il a élus ? Les grands élus (c’est-à-dire les élus des grandes villes) seront les nouveaux princes et marquis qui vont se propulser aux sièges de direction du Grand-Paris : qui pourra les empêcher de s’entendre avec les Bouygues et Vinci sur notre dos ? Sous couvert de mutualisation, les postes des agents territoriaux sont menacés de suppression parce que nombre de services seront privatisés ou supprimés, les tarifs et les impôts vont augmenter !
L’heure est désormais à la reconquête des communes libres : il faut revenir à 1789 !

Les agents de service du lycée Saint Exupéry de Créteil font reculer Huchon
Le 4 novembre, avec leur syndicat, ils ont solennellement mis le président sortant de la région IDF, devant ses responsabilités en exigeant le remplacement de 4 de leurs collègues absents. Huchon a envoyé 2 remplaçants ! C’est une première victoire ! Les agents lui ont toutefois écrit que le compte n’y était pas encore et qu’ils ne lâchaient pas le morceau…

Tous les maires du Val-de-Marne ont reçu la lettre suivante (extraits) signée FSU, FO-CGT, PEEP et FCPE

« Face à la multiplication des tentatives d’utilisation des salles de classe pour des activités périscolaires (L’Haÿ, Cachan, Alfortville, Boissy, Chennevières, Choisy-le-Roi…), le CDEN (comité départemental de l’Education nationale) rappelle que :
La salle de classe est l’outil premier du travail des enseignants et le lieu d’apprentissage des élèves. Les enseignants occupent les classes hors présence des élèves car c’est leur lieu de travail (correction des cahiers, préparation des tableaux, matériels pédagogiques installés). Ils doivent pouvoir disposer librement de leur classe afin de pouvoir travailler dans de bonnes conditions quelle que  soit l'organisation des rythmes scolaires adoptée dans la commune.
Le matériel pédagogique présent dans les classes est essentiel, …La mise en œuvre des activités périscolaires dans les salles de classe entraîne une confusion générale pour les enfants et les parents qui perdent leurs repères et ne comprennent ni l’organisation ni le sens de l’école…
Nous savons que la situation des communes est difficile en conséquence de la baisse de la DGF (dotation globale de fonctionnement) et de la mise en œuvre des décrets Peillon et Hamon sur les rythmes scolaires que nous continuons à combattre. Mais nous nous permettons d’insister pour que, conformément au vœu adopté par le CDEN, vous préserviez les salles de classe en ne les utilisant pas pour organiser des activités périscolaires. »
Que vont répondre Mesdames Ciuntu et Lecoufle, maires de Sucy et de Limeil ? Et à Boissy, que va répondre M. Charbonnier ?



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