mercredi 25 novembre 2015

Grèce l’opinion est de plus en plus répandue que ce gouvernement ne peut résister à ce qui l’attend, revue de presse



L'avalanche des mesures austéritaires (toutes contenues dans le 3e Mémorandum signé par Tsipras) votées par le parlement grec ces dernières semaines (possibilité de saisie par les banques des résidences principales des "mauvais payeurs", pluie de nouvelles taxes) et l'imminence de nouvelles (fin programmée de la paysannerie par la surtaxation, destruction de ce qui reste du système des retraites), combinée à la remobilisation sociale (grève générale réussie du 12 novembre, nombreuses mobilisations sectorielles), provoque les permières fissures au sein de la majorité Syriza-Anel.
Deux députés (un de Syriza, l'autre de Anel) qui ont refusé de voter les mesures ont été exclus du groupe parlementaire de Syriza. Un troisième a démissionné de son poste de député. Et pas n'importe qui: Gabriel Sakellaridis fût porte-parole du premier gouvernement Syriza, candidat à la mairie d'Athènes en 2014 (qu'il faillit remporter, réalisant un score surprenant) et il figurait parmi cercle de collaborateurs, et même d'amis, d'Alexis Tsipras. Dans sa lettre de démission il annonce qu'il lui est "impossible de soutenir la politique gouvernementale" et son retrait de la vie politique nationale, tout en assumant sa part de responsabilité pour ce qui s'est passé ces dix derniers mois.



Stathis Kouvelakis

Plus important : l’opinion est de plus en plus répandue que ce gouvernement ne peut résister à ce qui l’attend – la mise en place de nouvelles mesures totalement destructrices pour la majorité du peuple : la remise des « emprunts rouges »à des fonds vautours étrangers, l’accroissement de la pression fiscale, la mise aux enchères des résidences principales et surtout la destruction totale des assurances sociales. Le budget de 2016 déposé par le gouvernement en donne un avant-goût : dans une période de dépression de l’économie et de maintien du chômage au-dessus du taux cauchemardesque de 25%, le gouvernement impose aux particuliers de nouvelles mesures représentant pour eux une baisse de revenus de 5,7 milliards d’euros : 3,2 en impôts et 2,7 du fait de la diminution des dépenses, notamment des coupes en matière de retraites (-1,4 millions d’euros).
Dans ce contexte, on a tout lieu de penser que le déchaînement de la protestation sociale va susciter des fractures politiques au sein d’une coalition gouvernementale déjà bien affaiblie et fragile, qui aura besoin de « transfusion » d’une manière ou d’une autre pour se maintenir en vie.(...)
Editorial Iskra  pour lire la totalité de l'article sur le site d'unité populaire paris
Traduction Joelle Fontaine

Aucun commentaire: