vendredi 20 juin 2014

"L’Education doit rester nationale" scandent les enseignants de la région parisienne devant le Ministère et ceux du Val de Marne devant l'Inspection d'Académie

"L’Education doit rester nationale" scandent les enseignants de la région parisienne devant le Ministère et ceux du Val de Marne devant l'Inspection d'Académie

Un millier de parents,d'agents et d'enseignants  rassemblés à nouveau  à Créteil,pour le retrait de la Réforme des rythmes scolaires,nous y reviendrons dans notre prochain reportage

Les enseignants de la région parisienne et particulièrement ceux de Seine-Saint-Denis et de Paris, appelés par FO et le SNUIPP, ont manifesté mercredi devant le Ministère de l’Education nationale pour l’abrogation du décret Peillon-Hamon sur les rythmes scolaires. Ce décret Peillon est "aggravé" par la reformulation Hamon, dénoncent les enseignants. Ils rejettent en particulier la "territorialisation de l’école", c’est à dire la fragmentation du fonctionnement des classes, des programmes et des rythmes scolaires selon le bon vouloir des pouvoirs territoriaux, au travers de "projets éducatifs territoriaux". "L’Education doit rester nationale" ont-ils longuement scandé à la porte du Ministère.  Des délégations diverses et nombreuses de maires, parents, d’enseignants du supérieur ont rejoint le cortège.
"Quand nous sommes dans une école difficile, ce mercredi nous permettait de nous ressourcer un peu" déplore une autre enseignante, "on n’a plus du tout cette pause. On est épuisés. Et les enfants également.".
"On déstructure complètement l’éducation nationale, on mélange le scolaire et le périscolaire" dit un enseignant. "On n’a pas acté, ça fait beaucoup de débats, on ne veut pas prendre l’habitude", explique une autre enseignante, en notant que les enfants sont déstructurés, que les incivilités se multiplient.
A quelques jours de la fin de l’année scolaire, les professeurs des écoles ne lâchent pas. "Il faut l’abrogation de ce décret" disent-ils, alors que de nombreux maires – mais pas ceux de Paris, Montreuil, Bagnolet… -refusent plus que jamais la mise en oeuvre de la réforme.




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