vendredi 13 juin 2014

La résistance aux décrets Peillon Hamon ne désarme pas, le ministre dans l’impasse

 La résistance aux décrets Peillon Hamon ne désarme pas, le ministre dans l’impasse



Le ministre de l’Education nationale Benoît Hamon a déclaré hier sur France info que les maires qui n’appliqueraient pas la réforme des rythmes scolaires se mettraient dans l’illégalité, ce qui leur vaudrait d’être «condamnés ».
Le décret Hamon prévoyant des assouplissements et la prolongation de l’aide financière d’un an jusqu’en 2015-2016, n’ont pas désamorcé la résistance à son application en 2014.
A Belfort qui a appliqué la réforme en 2013, une consultation des parents et enseignants par la mairie, a donné une majorité pour le retour à la semaine de 4 jours. Le maire veut créer un collectif national des villes entrées en résistance contre l’application de la réforme.
A Marseille, le maire UMP Jean-Claude Gaudin vient de rappeler dans un courrier aux écoles le maintien de la semaine de 4 jours à la rentrée.
Dans le département du Rhône, plus de 500 élus ont signé une pétition contre la réforme, 32 maires ont déposé un recours auprès du premier ministre.
Avec les plus de 2700 communes qui ont délibéré en indiquant qu’elles n’appliqueraient pas la réforme à la rentrée, le mouvement de rejet des enseignants, parents et élus s’étend.
Le 4 juin, à l’inspection académique de Créteil, plus de 600 enseignants, agents territoriaux, parents et élus de 30 communes du Val de Marne se sont rassemblés mercredi aux cris de « ni Peillon ni Hamon, pas de rythmes en 2014 ».
Appelés par les fédérations de l’enseignement et des services publics FO, CGT et SUD, des délégations se préparent à manifester le 18 juin dans toute le France, au ministère de l’Education nationale en région parisienne ou aux préfectures en province pour la suspension, l’abrogation, le report du décret Peillon.
Le ministre espère contrer la résistance dans une lettre aux parents qui sera distribuée à partir du 15 juin et en ouvrant un site internet le 23 juin.

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