jeudi 28 novembre 2013

SNUipp, FO-CGT-SUD : unité la plus large, au plan national cette fois, pour "la grève massive" des enseignants et personnels le 5 décembre "pour la suspension immédiate de la réforme des rythmes scolaires"

SNUipp, FO-CGT-SUD : unité la plus large, au plan national cette fois, pour "la grève massive"  des enseignants et personnels  le 5 décembre  "pour la suspension immédiate de la réforme des rythmes scolaires" 


Le SNUipp-FSU, syndicat majoritaire chez les instituteurs et professeurs des écoles, appelle à la grève nationale « massive » le 5 décembre contre la réforme Peillon actuelle des rythmes scolaires. FO, CGT et Sud, ont également appelé à la grève le 5 décembre, non seulement les instituteurs mais aussi « les personnels des collectivités territoriales, animateurs, éducateurs territoriaux, enseignants artistiques territoriaux et ATSEM, adjoints techniques »
Le SNUipp-FSU juge la réforme des rythmes scolaires « mal fichue », risquant de renforcer les inégalités et ne répondant pas à ses revendications. Le syndicat réclame la suspension de la réforme en  s’opposant  à sa généralisation à la rentrée 2014 et en réclamant « l’ouverture immédiate de discussions pour écrire un nouveau décret ». Cet appel à la grève du principal syndicat enseignant de premier degré de l’éducation nationale est « dommageable » pour le ministre de l’éducation. « Je sais aussi que je leur ai demandé beaucoup avec la réforme du temps scolaire » a ajouté Peillon, parlant des instituteurs, « mais ils savent eux-mêmes, le SNUipp était pour, que c’est l’intérêt de l’élève ».
Les fédérations FO, CGT et Sud de l’enseignement des personnels des collectivités territoriales, exigent pour leur part « la suspension immédiate de la réforme » et  « l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires ».
Le Premier Ministre a refusé, la semaine dernière, devant le Congrès des Maires,  tout recul sur la mise en oeuvre de la réforme, n’accordant même pas la pérennité de l’aide financière de l’Etat pour le financement des  « activités », se montrant en revanche d’accord pour diminuer le taux d’encadrement des enfants.
L’appel à la grève du SNUipp traduit à sa manière la colère de plus en plus forte des instituteurs qui ont déjà participé à plusieurs mouvements contre la réforme, notamment à la grève du 14 novembre organisée par des syndicats FO, CGT et Sud, avec plusieurs dizaines de sections départementales du SNUipp.
Il est douteux que le soutien de Luc Chatel, ancien ministre de l’Education nationale de Sarkozy, déclarant de la réforme : « J’y adhère, c’est moi-même qui l’ai initiée » convainque les instituteurs, les agents et les parents de l’accepter.

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