mercredi 6 novembre 2013

» Réforme des rythmes scolaires, loi Peillon Maintenant, il faut que cela cesse ! – un tract national du POI

» Réforme des rythmes scolaires, loi Peillon Maintenant, il faut que cela cesse ! – un tract national du POI



La réforme des rythmes scolaires est une catastrophe pour les enfants qui ne savent plus s’ils sont à l’école pour apprendre ou pour y pratiquer « des activités ». C’est une catastrophe pour les enseignants et les personnels territoriaux dont les statuts sont menacés. C’est une catastrophe pour les communes asphyxiées financièrement.
Le 14 novembre, dans toute la France, les personnels enseignants et territoriaux (animateurs, éducateurs, Atsem…) sont appelés à la grève par les syndicats nationaux CGT, FO, SUD, FNAEN contre cette réforme qui, « en faisant glisser les missions d’enseignement de l’Education nationale vers les communes, crée de graves inégalités de traitement sur le territoire, et crée une confusion entre scolaire et périscolaire (locaux, activités…) ».
A Paris, dans le Val-de-Marne, en Seine-Maritime, dans les Alpes-Maritimes, dans le Vaucluse… le SNUipp-FSU appelle à la grève.
Ce que veulent les enseignants, les animateurs, les personnels territoriaux c’est :
◊ la suspension immédiate de la mise en œuvre de la réforme,
◊ l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires
Les parents se mobilisent eux aussi et s’adressent aux maires : « Au vu de la désorganisation et de la difficulté qu’engendre la réforme des rythmes scolaires, entraînant la dislocation de l’école, nous vous demandons de ne pas la mettre en place à la rentrée 2014. »
Quant aux communes, on constate que certaines qui l’avaient mise en place, comme Colmar, font marche arrière.
D’autres, comme huit communes de l’Ardèche, s’adressent au président de la République :« L’enseignement est une compétence de l’Etat, ce qui permet d’en bénéficier sur tout le territoire »« mettre cette dépense à la charge des collectivités territoriales locales crée un système à deux vitesses ».
D’autres encore, constatant que la réforme Peillon « menace à terme la gratuité de l’école », annoncent déjà leur refus de l’appliquer en 2014.
La colère monte de partout
De fait, la réforme Peillon, en territorialisation l’école, qui serait différente d’une commune à l’autre, n’a qu’un seul objectif : faire éclater le cadre de l’Education nationale pour remettre en cause le droit des enfants à des programmes, des qualifications et des diplômes nationaux !
Et cela parce que le gouvernement se plie aux exigences de l’Union européenne et du Medef, qui exigent la baisse du coût du travail afin de mettre en concurrence les travailleurs que le patronat licencie par milliers.
Réforme des rythmes scolaires, réforme territoriale, fiscalité, réforme des retraites, fermeture d’entreprises… la politique de ce gouvernement aux ordres de l’Union européenne provoque exaspération et colère.
Dans le domaine de l’école, comme dans tous les autres, la défense des intérêts ouvriers et populaires appelle la réalisation de l’unité pour bloquer les plans anti-ouvriers et antidémocratiques du gouvernement.
Venez en discuter avec le POI.
Prenez connaissance, dans Informations ouvrières, du dossier complet sur la résistance qui s’organise dans le pays contre la loi Peillon.

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