lundi 18 novembre 2013

Le maire s’est prononcé, le conseil municipal doit se prononcer à son tour "contre l’application de la réforme des rythmes scolaires, pour l’abrogation du décret Peillon !" déclare le POI de Bagnolet

Le maire s’est prononcé, le conseil municipal doit se prononcer à son tour "contre l’application de la réforme des rythmes scolaires, pour l’abrogation du décret Peillon !" déclare le POI de Bagnolet

picto_prendre_positionCommuniqué
du comité local du Parti ouvrier indépendant
de Bagnolet (93) – 17/11/2013.

Après la déclaration du maire,
le conseil municipal doit se prononcer
contre l’application de la réforme des rythmes scolaires à Bagnolet,
pour l’abrogation du décret Peillon !

Par une lettre du 14 novembre aux parents d’élèves des écoles maternelles et élémentaires, le maire "informe le Ministre de l’Education nationale que la commune de Bagnolet ne mettra pas en œuvre la réforme présentée par le gouvernement", et qu’ "aucune proposition d’aménagement du temps scolaire ne sera présentée en conseil d’école, ni transmise au Directeur Académique."
Les parents, les enseignants, les personnels communaux, mobilisés depuis des mois, ne peuvent que se féliciter de cette prise de position, qui est un recul de la municipalité. Cette même municipalité qui, il y a encore quelques jours, prétendait appliquer la réforme dans les écoles de notre ville à la rentrée prochaine. Elle avait d’ailleurs pour cela constitué un « groupe de travail » destiné à établir les modalités de mise en place de la réforme à Bagnolet en 2014 et même envoyé un questionnaire pour « consulter » les parents d’élèves (dans lequel on aurait en vain cherché la question : « souhaitez-vous, oui ou non, l’application de la réforme à Bagnolet ? » …).

Ce recul de la municipalité est le produit de la mobilisation des enseignants, des agents communaux avec leurs syndicats

Il est clair que ce recul de la municipalité est le produit de la mobilisation des enseignants, des agents communaux avec leurs syndicats (CGT Educ’action, SUD éducation, SNUIPP-FSU et SNUDI-FO, CGT territoriaux), et des parents d’élèves qui refusent la « territorialisation » de l’Ecole, c’est-à-dire la dislocation de l’Ecole républicaine et nationale, la même pour tous, au profit d’une Ecole « territoriale » et donc différente d’une commune à l’autre.
Jeudi 14 novembre, journée de grève nationale, dans la continuité de mois de mobilisation, ce furent des milliers de professeurs des écoles, d’agents communaux en grève et en manifestation, soutenus par les parents, pour la suspension de la réforme et pour l’abrogation du décret Peillon. A Bagnolet, les professeurs des Ecoles, les agents communaux et les parents se sont réunis en Assemblée Générale. Ils ont exigé de la municipalité qu’elle s’engage contre la réforme. Leur détermination leur a permis d’être reçus par le directeur de cabinet du maire. Le maire a dû reculer.

Une très bonne chose

Le comité du POI se félicite de cette prise de position. C’est en effet une très bonne chose que les enfants de Bagnolet ne soient pas soumis à la rentrée 2014 à un « Projet éducatif territorial » remettant en cause leur droit à l’instruction nationale. C’est une très bonne chose que les enfants de Bagnolet ne soient pas soumis à la désorganisation et au chaos qui règne dans toutes les communes où la réforme s’applique.
Pour sa part, le POI n’a cessé d’alerter depuis des mois la population sur les dangers de cette réforme. Il a réuni près d’une centaine de signatures de Bagnoletais, sur un appel s’adressant au Conseil municipal, pour que celui-ci se prononce contre l’application de la réforme à Bagnolet, et pour l’abrogation du décret Peillon.
Cette exigence est toujours d’actualité. Le gouvernement s’obstine à vouloir appliquer cette réforme.

Le maire a pris position.

Tous les conseillers municipaux, tous les groupes politiques attachés à l’Ecole publique républicaine doivent maintenant s’engager contre cette réforme.

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