vendredi 22 novembre 2013

La situation (…) provoque des difficultés et une inquiétude grandissante chez les salariés », écrivent Berger et Lepaon –« il est prioritaire de rompre avec la logique d’austérité suicidaire (…) découlant du Pacte budgétaire européen », répond FO

« La situation (…) provoque des difficultés et une inquiétude grandissante chez les salariés », écrivent Berger et Lepaon –« il est prioritaire de rompre avec la logique d’austérité suicidaire (…) découlant du Pacte budgétaire européen », répond FO

s'informerLaurent Berger (CFDT) et Thierry Lepaon (CGT) invitent Jean-Claude Mailly (FO) à une « rencontre des secrétaires généraux et des présidents de nos organisations » qu’il souhaitent tenir lundi au siège de la CFDT avec pour ordre du jour la « gravité de la situation » du pays et la menace « populiste ». « La situation politique, économique et sociale que connaît notre pays, écrivent-ils dans une lettre commune, provoque des difficultés et une inquiétude grandissante chez les salariés (…) La société en proie au désarroi peut se laisser entraîner par l’expression des pires populismes ».
C’est la première déclaration commune de la CGT et de la CFDT depuis les graves divergences qui apparaissent entre ces centrales sur l’accord national interprofessionnel (ANI) de « sécurisation de l’emploi » allégeant les procédures de licenciements (CFDT signataire) et la réforme des retraites qui allonge la durée de cotisation et retarde le départ à la retraite (la CFDT considérant la réforme comme inévitable et la défendant) .
Mais la commission exécutive confédérale de Force Ouvrière qui s’est réunie hier a déclaré pour sa part qu’« il est prioritaire de rompre avec la logique d’austérité suicidaire (…) découlant du Pacte budgétaire européen. ». Et parlant de « lutte contre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme, lutte consubstantielle au syndicalisme libre et indépendant », la direction de FO estime que « sans remise en cause de la politique économique menée au plan européen et national, faite de rigidité économique et de flexibilité sociale, cette lutte ne serait que de la communication politicienne. »
Jean-Claude Mailly ne se rendra donc pas à la réunion de lundi. Mais l’exécutif de FO soutient la manifestation devant l’Assemblée Nationale, le 26 novembre contre le projet de loi sur les retraites, appelées par les unions régionales d’Ile de France CGT, FO, FSU et Solidaires. La CE convoque aussi un "grand meeting national à Paris le 29 janvier" et rappelle qu’elle est « mandatée pour décider de toute action, y compris la grève », qu’une action interprofessionnelle est « aujourd’hui nécessaire » et qu’elle « doit porter sur l’augmentation des salaires, la défense de l’emploi, le service public républicain, contre l’austérité, la loi sur les retraites et la loi sur la sécurisation de l’emploi issue de l’ANI du 11 janvier ». 

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