dimanche 27 octobre 2013

Nul ne sait où et quand l'orage social va éclater,mais en Bretagne il gronde déjà

Nul ne sait où et quand l'orage social va éclater,mais en Bretagne il gronde déjà

Lu dans le Parisien

La révolte des bonnets rouges
Certains protestataires avaient recouvert leurs plaques minéralogiques d'autocollants reproduisant la plaque de la voiture présidentielle (Ds5) de , CB-455-VH, mais avec le numéro du département du Finistère, le 29, selon des organisateurs. Ils se sont également couvert la tête d'un bonnet rouge en mémoire de la révolte des bonnets rouges bretons contre la fiscalité au XVIIe siècle. Leurs véhicules étaient chargés de pneus et de choux-fleurs. Entre 150 et 200 gendarmes et CRS avaient été déployés sur les lieux, selon la chaîne locale.

La veille au soir, 14 tracteurs équipés de remorques avaient déjà mené une action dans le département, à Morlaix, en déversant vers minuit devant le centre des impôts des palettes, des choux-fleurs et du fumier, selon une source policière. Un incendie s'était déclaré mais a été maîtrisé par les sapeurs-pompiers. Les agriculteurs avaient écrit sur le sol : «Ici repose l'écotaxe».


Ecotaxe. Samedi 26 octobre : les hostilités... par Letelegramme








Finistère: des Bretons contre l'écotaxe... par BFMTV


La colère des agriculteurs du Finistère et du Morbihan est partagée par le reste de la population bretonne. Selon un sondage Ifop* à paraître ce dimanche dans le quotidien local Ouest-France, les Bretons sont 74% à se dire «vent debout contre l'écotaxe». Selon ce sondage, ce sont principalement les Bretons qui habitent dans les départements les plus excentrés, Morbihan (82%) et Finistère (81%) que l'opposition à ce nouvel impôt est la plus marquée.

L'enquête porte plus largement sur le moral des Bretons à l'heure où leur région est frappée par une crise de l'agroalimentaire sans précédent, illustrée ces dernières semaines par la colère des salariés des abattoirs Gad, où 850 emplois ont été supprimés Lampaul-Guimiliau, ou de ceux du volailler Tilly-Sabco, qui prévoit de réduire son activité de 40%. Ainsi, 67% des personnes interrogées se disent pessimistes sur l'avenir de leur région, contre 76% d'optimistes en décembre 2012. Elles sont 76% à estimer que le principal point faible de la région est lié aux crises dans l'agroalimentaire et l'agriculture.

En outre, 85% des Bretons disent ne plus avoir confiance dans le gouvernement, et ils sont 65% à ne pas avoir confiance dans les syndicats, «pour se mobiliser pour le développement de la région et pour lutter contre les effets de la crise en Bretagne». Pour sortir de la crise ils ont plus confiance en leurs propres forces, estimant en réponse à la même question que pour sortir de la crise ils sont 90% à faire confiance aux salariés bretons, 80% à croire dans les chefs d'entreprise bretons ou encore 63% dans les collectivités locales.


Reportage complet dans Le Parisien;fr



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