dimanche 13 octobre 2013

Documents et informations sur l’évolution de la situation sur les rythmes scolaires






Documents et informations sur l’évolution de la situation sur les rythmes scolaires

1 - Paris

L’AG parisienne et les syndicats SNUipp-FSU, SNUDI-FO, SUD Education et CGT appellent à un :
RASSEMBLEMENT LUNDI 14 OCTOBRE à 17 h 30
Sur le parvis de l’Hôtel de Ville pendant que le Conseil de Paris se réunit :
  • Pour exiger l’arrêt du dispositif de l’ARE
  • Et rappeler notre volonté d’abrogation du décret
Ils invitent les parents, les personnels de la Ville à se joindre à ce rassemblement.
Si la Ville maintenait son dispositif, la question de la grève serait posée comme il a été décidé par l’AG du 8 octobre. »

[Depuis, les UD CGT et FO de Paris ont décidé d'appuyer ce rassemblement]

2-
Message du « SNUipp-FSU Paris

Rythmes scolaires : rassemblement lundi 14 octobre à 17 h 30 à l'Hôtel de Ville

Appel unitaire pour obtenir l'arrêt de l'ARE
L'AG parisienne du 8 octobre et les syndicats SNUipp-FSU, SNUDI-FO, SUD Education, CGT appellent à un rassemblement lundi 14 octobre 2013 à 17 h 30
Sur le parvis de l'Hôtel de Ville pendant que le Conseil de Paris se réunit :
Pour exiger l'arrêt du dispositif de l'ARE
Et rappeler notre volonté d'abrogation du décret
Ils invitent les parents, les personnels de la Ville à se joindre à ce rassemblement.
Si la Ville maintenait son dispositif, la question de la grève serait pose comme il a été décidé à l'AG du 8 octobre.


3-

4- Nous, directeurs des écoles élémentaires et maternelles des 9e et 10e arrondissements de Paris,
Paris, le 8 octobre 2013

L’important, c’est l’école !
Monsieur le Directeur Académique des Services de l'Éducation Nationale,
Nous, directeurs des écoles élémentaires et maternelles des 9ème et 10ème arrondissements de Paris, tenons à vous faire part de notre désarroi et de notre colère après un mois de reprise des classes.
Depuis le 2 septembre, l’essentiel de nos préoccupations et de notre temps est consacré au périscolaire municipal décidé par la Ville de Paris. Sa qualité, par ailleurs très inégale, les conditions dans lesquelles il s’exerce, ses modalités d’organisation, les périmètres de responsabilité des uns et des autres dans cette nouvelle organisation de l’école, sont les sujets qui envahissent nos journées.
Or, fonctionnaires d’état en charge de mission d’Education Nationale, nous souhaitons affirmer fortement ici qu’à l’école, l’important c’est l’École, autrement dit les apprentissages. Apprentissages qui doivent se construire dans de bonnes conditions, dans la sérénité. Des apprentissages menés sous la responsabilité d’adultes formés, habilités. Des apprentissages qui trouvent leur légitimité dans le cadre de programmes officiels, appliqués sur l’ensemble du territoire national.
Contrairement à ce qui est affirmé, nous souhaitons attester que les bonnes intentions qui sous-tendaient cette réforme n’ont pas suffi. Les déclarations « c’est dans l’intérêt des enfants », « les journées scolaires sont trop longues », « il faut réduire les inégalités », « combattre l’échec scolaire », sont des préoccupations partagées par la totalité des enseignants. Elles se heurtent cependant à la réalité de la mise en place de cette réforme. Voici quelques éléments de notre constat :
  • Les conditions de sécurité mal assurées pour nos élèves aux différentes sorties de l’école,
  • Un niveau d’hygiène des locaux scolaires dégradé,
  • L’intervention dans les bâtiments scolaires d’une succession d’adultes dont on ne peut garantir la compétence, à qui sont confiés des groupes d’enfants pour faire des « ateliers » dont on ignore les objectifs, dans les locaux ou hors des locaux de l’école,
  • Une confusion totale pour les élèves qui ne savent plus se situer par rapport aux adultes référents. Pour ceux de l’école maternelle, la perte de repères spatio-temporels à laquelle ils sont soumis et le non-respect de leur biorythme sont proprement insupportables. La représentation de l’école qui leur est donnée ne leur permet pas de se situer de façon constructive dans l’institution scolaire,
  • La confusion des finalités du scolaire et du périscolaire, certains ateliers proposés par la ville ayant des appellations équivoques : « lecture », « ateliers scientifiques », « anglais », etc.
  • Des personnels enseignants exclus des locaux des classes où ils préparaient leur travail pédagogique après 15 heures deux fois par semaine. Il en résulte une perte de motivation des équipes et une interrogation sur les finalités de leur métier,
  • Des personnels d’animation, souvent plein de bonne volonté, mais désemparés devant l’ampleur de la tâche confiée : animer des ateliers sans matériel, dans des locaux impropres à leur exercice, parfois sans formation, ….
  • Des agents des écoles maternelles déboussolés qui ont du mal à s'inscrire dans les nouvelles missions imposées par la Ville, sans formation : passer du ménage et de l’assistance aux enseignants à l’animation d’ateliers éducatifs en responsabilité devant les élèves.
  • Etc.

Depuis un mois, les bâtiments scolaires sont réduits à des lieux d’accueil pour enfants où différents adultes possédant des statuts mal identifiés par les élèves passent faire avec eux des « activités », le scolaire peinant à trouver sa place dans la confusion générale des espaces et des rôles de chacun.

Il nous semble particulièrement important que l’institution qui nous emploie réaffirme aujourd’hui la prépondérance de l’École à l’école. En professionnels de l’Education que nous sommes, nous savons que la désorganisation structurelle induite par l’application de cette réforme parisienne, ne sera pas résolue après une « période de rodage » ou après quelques « ajustements » à la marge.

Nous vivons douloureusement le fait qu’une expérience mal préparée, sans consensus trouvé entre les différents acteurs, vienne mettre à mal les valeurs de l’école de la République en laquelle nous continuons de croire. Nous vous assurons, Monsieur le Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale, de notre profond attachement au service public d’éducation.



5- Val d'Oise
Motion demandant la suspension immédiate de la réforme des rythmes scolaires à Eragny

Nous, enseignants d’Eragny provenant de 3 écoles de la ville et rassemblés le 10 octobre à l’initiative du
SNUDI FO 95 avons discuté et fait le point sur l’application de la réforme des rythmes scolaires à Eragny.
Les faits sont là, à Eragny comme ailleurs, la réforme Peillon :
- met en danger la santé et la sécurité des enfants
- organise la réquisition des salles de classe
- développe la confusion entre scolaire et périscolaire
- dégrade les conditions de vie et de travail de tous les personnels (enseignants, ATSEM,
animateurs…)
- soumet les enseignants fonctionnaires d’Etat à la tutelle de la mairie
Nous n’acceptons plus cette situation.
Nous appelons l’ensemble de nos collègues d’Eragny à prendre connaissance de cette motion et à
la signer.
Comme à Paris, comme à Aubervilliers, nous demandons la suspension immédiate de l’application
de la réforme à Eragny et nous voulons que le décret du 24 janvier soit abrogé.
Afin de pouvoir réaliser une action commune dans l’unité la plus large pour la suspension de la réforme à
Eragny, nous mandatons le SNUDI FO 95 pour prendre contact avec :
  • les autres syndicats enseignants du 1er degré
  • les syndicats de personnels territoriaux de la ville
  • les fédérations et associations de parents d’élèves de la ville

Nous nous prononçons pour la grève, seule issue pour faire cesser le désordre dans les
écoles et faire reculer le ministre.
Les collègues soussignés s’associent à cette motion.

6- Essonne

Ris-Orangis : un instituteur nous raconte :
« Hier soir, la délégation des personnels et parents d'élèves de Ris-Orangis (91) a réuni une centaine de personnes devant la Mairie, représentant les 15 écoles de la ville. 
Le Maire, Stéphane RAFFAELLI (bras droit de MANDON, porte parole du groupe PS à l'Assemblée nationale), a reçu la délégation des personnels, accompagnée par les organisations FO et CGT, le SNUIPP ayant refusé de participer car, dixit "ils siègent au Comité de pilotage de la réforme dans la commune" (sic).
L'échange a été très vif, voire violent, entre le Maire d'un côté, ne lâchant rien sur le fond (pas de suspension, pas d'arrêt, pas de report), et les personnels de l'autre, avançant la ligne de l'arrêt immédiat de la réforme.
Le Comité de pilotage de la réforme a eu lieu dans la foulée de la délégation (visiblement, il était prévu de longue date).
C'est le SNUIPP FSU qui a interrompu la délégation, en pénétrant dans la salle de réunion du maire et en déclarant : "la délégation a été reçue, maintenant, place au Comité de pilotage !" (sic).

Vendredi, une AG était convoquée à 12h, pour rendre compte aux personnels des écoles de Ris-Orangis, des réponses du Maire. Cette assemblée a décidé la grève pour le 17 octobre avec SNUipp, FO , CGT. Les personnels se sont affrontés avec les responsables FSU sur la question des mots d'ordre : réaménagement ou retrait? Et l'unité s'est faite sur : suspension. »


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