lundi 23 septembre 2013

) sans craindre de « désobéir » à Bruxelles" – une lettre d’invitation aux meetings du POI

"(…) sans craindre de « désobéir » à Bruxelles" – une lettre d’invitation aux meetings du POI

poi_drapeaux_paris

picto_prendre_positionDans une lettre aux travailleurs, militants, jeunes qui participent aux meetings du POI, le secrétariat permanent du parti souligne, en traitant notamment du combat pour le retrait de la réforme des retraites que "seule la mobilisation unie des travailleurs et de leurs organisations, s’émancipant de tout lien de subordination à l’égard de ce gouvernement et décidée à le faire céder sans craindre de « désobéir » à Bruxelles, peut sortir le pays de cette impasse." 

Pour le POI, "le moment est venu de débattre publiquement et fraternellement toutes ces questions avec les travailleurs et les militants, avec tous ceux qui sont engagés dans les mêmes combats de défense de leurs conquêtes sociales, y compris ceux qui sont engagés au Parti socialiste ou au Front de gauche (…)".

Lettre d’invitation au meeting du 28 septembre 2013 à Paris

vignette lettre aux participants meeting POI
Cliquer pour télécharger et imprimer la lettre.
Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s camarades,
Cela fait seize mois que le gouvernement Hollande-Ayrault est en place. Seize mois que Sarkozy a été chassé par une majorité qui rejetait sa prétention à exécuter tous les diktats de Bruxelles, de la « réforme » des retraites et de la Sécurité sociale, au « dégraissage » des services publics en passant par la « fusion » forcée des communes piétinant les fondements de la démocratie républicaine…
Cela fait seize mois que le gouvernement Hollande-Ayrault, appuyé sur une large majorité du PS à l’Assemblée nationale et au Sénat (parfois soutenue par le Front de gauche), dispose de tous les pouvoirs que lui confère la Ve République…
Seize mois qu’il gouverne… et déjà, sur les traces de Sarkozy en Libye, il a engagé le pays, contre la volonté du peuple, dans l’intervention militaire au Mali et dans les préparatifs contre la Syrie.
Seize mois qu’il gouverne… et plus d’un million de foyers supplémentaires, parmi les plus modestes, se voient soumis à l’impôt, tandis que les patrons bénéficient comme jamais auparavant d’avantages fiscaux.
Et voilà que trois ans après la formidable mobilisation de 2010 contre la « réforme » des retraites de Sarkozy-Fillon, ce gouvernement de « gauche » Hollande-Ayrault revient à la charge et aggrave encore la « réforme » Fillon !
Pour l’immense majorité des travailleurs et de la population de ce pays, et quels qu’aient pu être les espoirs ou les illusions, s’impose la froide réalité, celle des faits : sous la conduite d’un gouvernement qui prétendait réaliser le « changement », le pays poursuit sa « descente aux enfers » sous la houlette de l’Union européenne, de ses traités, de la Banque centrale européenne…
De cette « descente aux enfers », les travailleurs ne veulent pas, la multiplication des conflits en témoigne. Mais leur résistance est entravée par les directions des « grands » partis qui prétendent représenter les intérêts ouvriers et la démocratie ; ceux-ci voudraient enfermer les revendications qui surgissent (et leur formulation) dans un cadre acceptable par le gouvernement, auquel on devrait se contenter de demander de bien vouloir entendre « la voix du peuple » — et d’en tenir compte.
La journée de grèves et de manifestations du 10 septembre, appelée par les confédérations syndicales CGT et CGT-FO, rejointes par la FSU et Solidaires, contre la réforme des retraites, a indiqué une tout autre voie. Les centaines de milliers de manifestants et de grévistes ne se sont pas laissés enfermer dans les « subtilités » de la stratégie de la « pression amicale sur le gouvernement ». Ils se sont clairement et nettement dressés contre le projet de loi intégralement réactionnaire du gouvernement.
Tirant les leçons des seize mois écoulés depuis que Sarkozy a été chassé, ils ont esquissé la voie qui désormais s’impose : tout faire pour réaliser l’unité des travailleurs et des organisations et oser affronter ce gouvernement pour le faire céder. Et ainsi franchir le premier pas concret permettant de sortir la société de l’impasse dans laquelle le gouvernement Hollande-Ayrault nous entraîne (qu’il s’agisse des retraites ou de la Sécurité sociale, de la réforme Peillon et de ses catastrophiques conséquences, telle la réforme des rythmes scolaires ou de l’acte III de la décentralisation, etc.).
Cette impasse, c’est celle de la domination du capital financier dont les institutions européennes sont l’instrument, cherchant à imposer une « gouvernance supranationale » de l’Union européenne qui provoque dans toute l’Europe un véritable soulèvement des peuples. C’est l’impasse à laquelle conduit le piétinement permanent de la démocratie par les institutions bonapartistes de la Ve République subsidiaires de l’Union européenne, et qui voit toutes les forces politiques institutionnelles, subordonnées à Bruxelles et à ses traités, se décomposer littéralement, à droite comme à gauche…
Seule la mobilisation unie des travailleurs et de leurs organisations, s’émancipant de tout lien de subordination à l’égard de ce gouvernement et décidée — répétons-le — à le faire céder sans craindre de « désobéir » à Bruxelles, peut sortir le pays de cette impasse.
Pour le Parti ouvrier indépendant, le moment est venu de débattre publiquement et fraternellement toutes ces questions avec les travailleurs et les militants, avec tous ceux qui sont engagés dans les mêmes combats de défense de leurs conquêtes sociales, y compris ceux qui sont engagés au Parti socialiste ou au Front de gauche (à quelque composante que ce soit).
C’est dans cet esprit, pour mener ce débat, que le POI organise vingt-deux meetings dans tout le pays et qu’il vous invite chaleureusement à y participer, confiant dans les signes encourageants qui se sont exprimés dans la dernière période.
C’est en nous emparant de ce débat que nous contribuerons à nourrir ensemble les actions de classe qui s’annoncent. C’est ainsi que nous aiderons à déjouer les pièges de ceux qui persistent à vouloir nous ligoter à ce gouvernement. C’est ainsi que nous contribuerons à établir le véritable rapport des forces existant dans ce pays, permettant à notre peuple de s’ouvrir une issue politique véritablement démocratique — qui, pour le POI, mettra à l’ordre du jour la convocation d’une Assemblée constituante souveraine sur les ruines de la Ve République — lui permettant de prendre toute sa place dans le combat commun des peuples de toute l’Europe pour l’instauration d’une « union libre des peuples libres et des nations libres d’Europe » débarrassée des traités de l’Union européenne et de la dictature de la BCE.
filet rouge
Nous vous invitons à participer à notre meeting du 28 septembre à Paris, où prendront la parole
→ Gérard Schivardi, secrétaire national du POI, maire de Mailhac ;
 Jean Bartholin, conseiller général de la Loire ;
→ Daniel Gluckstein, secrétaire national du POI ;
 Jacques Borensztejn, syndicaliste enseignant de Paris ;
et
→ Heinz-Werner Schuster, président de la commission ouvrière du SPD de Düsseldorf, militant de Ver.di (Allemagne) ;
→ Pablo Garcia Cano, membre du conseil régional de Madrid de la fédération
de l’industrie des CCOO (Espagne).
14H – Espace Charenton, 327, rue de Charenton, 75012 Paris (métro Porte-de-Charenton)

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