lundi 23 septembre 2013

Réforme des rythmes scolaires,le chaos et l'indignation des parents et des enseignants


Réforme des rythmes scolaires,le chaos et l'indignation des parents et des enseignantsReportage à Paris

Inquiétude et indignation devant le chaos résultant des nouveaux rythmes scolaires à Paris

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Informations Ouvrières du 19 septembre publie de nombreux témoignages d’enseignants et parents parisiens, dix jours après la rentrée scolaire marquée dans la capitale par la mise en oeuvre du décret Peillon sur les rythmes scolaires.
Depuis le 3 septembre, les 135 000 écoliers parisiens ont classe le lundi et le jeudi de 8 h 30 à 16 h 30, le mardi et le vendredi de 8 h 30 à 15 heures, et le mercredi matin.
Les élèves ne savent plus du tout ce qu’ils viennent faire à l’école” dit une directrice d’école soulignant que " l’enfant perd ses repères et les frontières entre l’école et les activités périscolaires ." 
L’école devient un hall de gare ouvert à tous les vents !” selon un directeur d’école.A lire dans IO
"Avec l’entrée des 759 associations et de leurs 1 600 ateliers dans les écoles parisiennes, la réforme de l’ARE permet que des groupes religieux, politiques investissent l’école. Quels contrôles sur celles-ci ? A qui sont confiés les enfants ? " s’indignent des enseignants .
Un père d’élève explique : « Les soucis s’ajoutent aux problèmes, les animateurs sont en nombre insuffisant, les personnels sont peu formés, voire pas formés du tout, donc il y a beaucoup de garderie, de jeux dans la cour ou sous le préau et énormément de confusion."
Et la chronique pour l’abrogation de la réforme Peillon qui rappelle la grève massive (90%) des instituteurs parisiens au début de l’année avec  l’unité réalisée par leurs syndicats  départementaux pour le retrait du projet « Delanoë-Peillon », souligne que "le projet éducatif territorial (PEdT) fait éclater le cadre républicain de l’école en mettant en cause le droit égal d’accès à l’instruction publique et laïque sur l’ensemble du territoire national. Avec cette loi, l’école est confiée aux municipalités et transformée en lieu d’activités diverses. Le statut des enseignants (sommés, comme à Paris, de se soumettre à la tutelle de la mairie), l’enseignement  disciplinaire, les qualifications et les diplômes nationaux sont attaqués."
On lira également ici, parmi les témoignages qui affluent, celui d’enseignants, parents et employés communaux d’Eragny, sur le site du comité du POI du Val d’Oise.

LA RENTREE A ERAGNY QUI A MIS EN PLACE LES NOUVEAUX RYTHMES SCOLAIRES AVEC ECOLE LE MERCREDI MATIN.

Les parents ainsi que les équipes enseignantes découvrent l’organisation autour de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires au fur et à mesure depuis la rentrée. Les questions sont nombreuses ainsi que les constats de dysfonctionnement.
1. L’organisation du mercredi à partir de 11h30.
Les enfants dont les parents travaillent sont amenés au centre aéré pour le déjeuner et pour l’après-midi.
-  Certaines écoles sont éloignées du centre aéré, quelle distance les enfants doivent-ils parcourir et qui les accompagne ? A quelle heure mangent-ils ? Les cartables restant à l’école, comment feront-ils leurs devoirs ?
-  Des parents ont découvert que le coût de la cantine et de l’après-midi au centre aéré leur revenait deux fois plus cher que l’année dernière pour toute la journée du mercredi.
-  Les parents qui travaillent le mercredi matin et qui ne peuvent aller chercher leurs enfants à 11h30 seront facturés pour toute la journée.
2. Les activités
-  Des parents se plaignent de ne pas savoir ce que font leurs enfants.
-  Dans une école, un parent relate que son enfant a choisi une activité (jeux de société) qu’elle devra poursuivre toute l’année. Le parent ajoute, nous faisons des jeux de société à la maison régulièrement, quel est l’intérêt ?
-  Dans une école, une activité est offerte sous le nom étymologie.
3. La sécurité
-  Des parents se posent des questions sur le taux d’encadrement durant les ateliers et au cours des déplacements dans les centres aérés.
-  Si l’atelier termine à 16h30, la sortie de l’école est-elle aussi surveillée que lorsqu’elle est effectuée par les enseignants ?
4. Les employés municipaux
-  Une ATSEM témoigne qu’elle a à charge plusieurs ateliers entre 22 et 28 enfants.
-  Elle explique aussi son refus ainsi que celui des autres ATSEM de tenir les ateliers mais que la mairie leur recommandait d’accepter si elles ne voulaient être dispatchées dans d’autres écoles. Elles ont dû accepter.
5. Les budgets par classe
-  Une enseignante remarque que le budget fourniture n’avait pas augmenté depuis des années et que de plus, elle serait obligée de partager son matériel avec les intervenants.
-  Le budget fonctionnement (100€ pas classe), serait redirigé pour mettre en pace dans toutes les écoles un système audiovisuel de pointe. Les enseignants n’ont pas été consultés sur la nécessité de ce matériel.
6. Le suivi par la mairie
-  Des REV( référents de la ville) sont désignés pour suivre la mise en place des nouveaux rythmes scolaires .
-  Il a été proposé à une parente d’être nommée ambassadrice pour faire le lien entre les parents et la mairie. Les parents délégués ne sont-ils pas déjà présents dans l’école pour tenir ce rôle ?

Notre photo: B. Delanöe, maire de Paris, face aux manifestations unis des enseignants du primaire en mai juin derniers.
Archives: la vidéo de la confrontation entre le maire de Paris et les enseignants.

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