lundi 30 septembre 2013

Réforme des rythmes scolaires ,le chaos annoncé a bien eu lieu

Des enfants épuisés ,une désorganisation totale des services,l'inquiétude ,le désarroi et la colère des enseignants et des parents,tel est le triste bilan de la réforme des rythmes scolaires imposée à Paris contre la volonté majoritaire des parents et des instituteurs
M PEILLON a fait voter cette loi ,avec malheureusement le soutien des députés du Front de gauche,et voudrait l'imposer à tous à la prochaine rentrée.
Plus que jamais ,le POI maintien son opposition absolue à cette réforme et demande son abrogation.
Nous publions sur notre blog un extrait de l'interview d'un directeur d'école parisien publiée par Le  Point ,elle nous parait édifiante.

Le Point.fr : Quelles sont les premières conclusions que l'on peut tirer de l'instauration de cette semaine de 4,5 jours ?
Monsieur le directeur : Personne ne s'y retrouve. Les adultes, parents, enseignants, animateurs et intervenants en tout genre finiront bien sûr par s'habituer à ces changements. Mais pour les enfants, c'est le chaos total. Ils n'ont pas deux jours consécutifs semblables. C'est un problème majeur, a fortiori pour les tout-petits que sont les élèves de maternelle : ils ont besoin de régularité pour structurer leur temps. Et dire que l'un des principaux arguments des partisans de la réforme était de "travailler le mercredi pour éviter une semaine trop saccadée". Quel échec !
Concrètement, comment cela se manifeste-t-il ?
Les enfants ont perdu tout repère : le lundi, l'école se termine à 16 h 30, le mardi à 15 heures, le mercredi à 11 h 30... Ils ne savent pas s'ils retrouveront leur maîtresse après la récréation de l'après-midi, si c'est l'heure du goûter parce que les animateurs arrivent, les élèves de petite section découvrent parfois un animateur à la place de leur maîtresse en se réveillant de la sieste... Impossible pour eux de se projeter dans la journée : à quelle heure quitteront-ils l'école ? Resteront-ils avec les mêmes camarades tout au long de l'après-midi ? Certains sortent à 15 heures, d'autres à 16 h 30, voire à 17 h 30... Et le ballet se poursuit jusqu'à 18 h 15 ! C'est extrêmement anxiogène pour des petits âgés de 3 à 5 ans. Tout cela pour que les élèves soient moins fatigués ? Mais le temps passé en collectivité est plus important qu'avant ! C'est absurde. En tant que directeur d'école, je constate des faits objectifs : il y a davantage d'absentéisme et de maladies que l'année dernière à la même époque. La différence est si significative qu'il ne peut s'agir d'une simple coïncidence.
Quels sont les gros problèmes posés par la réforme au sein d'un établissement comme le vôtre ?
Il y a tout d'abord le souci des locaux. Les classes, "prêtées" de 15 heures à 16 h 30, ne sont plus exclusivement dédiées à l'apprentissage. Et même si, en maternelle, le temps passé avec la maîtresse s'articule autour de jeux, ceux-ci ne sont pas de même nature que ceux proposés par un animateur. Les enseignants avaient évoqué cette question avant que la réforme ne soit instaurée, et cela avait alors été perçu comme un réflexe corporatiste, comme si les instituteurs ne voulaient pas partager leurs jouets. Mais cela n'a rien à voir ! Les enfants ne comprennent plus s'ils sont autonomes et peuvent choisir leur activité ou s'ils doivent suivre une règle dont l'objectif est pédagogique. Il y a mille façons de passer du temps dans un "coin cuisine" : on peut simplement jouer ou alors tenter de sélectionner uniquement les couverts nécessaires à table et les choisir tous de la même couleur. Un animateur n'a ni la même autorité ni la même approche qu'un enseignant, et les pistes sont brouillées pour les enfants.
Lorsque les cours s'arrêtent à 15 heures, les Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles), qui assistent les enseignants pendant la journée notamment pour tout ce qui a trait à l'entretien de la classe et l'hygiène des enfants, deviennent animateurs pour les TAP. N'est-ce pas un repère qui perdure tout au long de la journée pour les jeunes élèves ?

In fine, pas du tout ! Car l'Atsem change de rôle. Les enfants ne savent plus quand se tourner vers elles (ce sont quasiment exclusivement des femmes, NDLR). Vont-ils la voir quand ils ont besoin d'aller aux toilettes, comme c'est le cas pendant la classe ? Ah non, plus maintenant, il est 15 heures passées,(;;;)

Aucun commentaire: