jeudi 25 juillet 2013

En plein été

En plein été

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L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.
Pourquoi préparer en plein été un meeting central à Paris pour le 28 septembre (1) ? S’agit-il d’un pronostic sur ce que sera la situation dans deux mois ? Un pronostic précis serait évidemment impossible.
Prenons la réforme des retraites. Le gouvernement Hollande-Ayrault annonce un projet de loi, soumis au Parlement en octobre, en agitant le spectre — fabriqué de toutes pièces — d’un déficit de 20 milliards d’euros en 2020 (2). Où en serons-nous le 28 septembre ? La classe ouvrière, se rassemblant avec ses organisations dans la lutte de classe contre toute contre-réforme, sera-t-elle par venue à faire reculer le gouvernement ? Ou se heurtera-t-elle encore aux obstacles dressés par ces responsables politiques et syndicaux qui légitiment la thèse du déficit bidon et la nécessité d’une réforme, en réclamant à tout bout de champ « un débat » pour y soumettre leurs « propositions » ?
Où en seront, dans deux mois, les travailleurs d’Espagne, du Portugal, de Grèce ? Dans quelle mesure seront-ils parvenus à porter un coup d’arrêt aux plans meurtriers de la troïka et à sa politique d’intégration des organisations de classe dans les « pactes » et autres « dialogues sociaux » ?
Où en sera, le 28 septembre, l’acte III de la décentralisation ? Certes, le gouvernement vient de procéder à un véritable coup de force sur les métropoles. Mais qui peut croire que cela suffira à éteindre la révolte grandissante des élus (3) ?
A ces questions, impossible de répondre aujourd’hui. Mais ce que l’on peut dire, c’est que, d’ici au 28 septembre, nombreux seront les militants ouvriers qui, sans partager nécessairement nos positions, combattront au coude à coude avec les adhérents du POI, pour faire prévaloir les besoins de la classe ouvrière contre la politique réactionnaire du gouvernement Hollande-Ayrault.
Nombreux aussi les travailleurs et militants de toutes tendances qui, dans le sillage de l’appel de la conférence de Tarragone, continueront, dans tous les pays d’Europe, à chercher la voie de l’action organisée pour en finir avec la troïka et l’Union européenne, instruments du capital financier international. Nombreux, également, les élus — ils sont déjà plus de 700 — à préparer la délégation à l’Elysée pour le rétablissement du droit des communes à s’associer et se dissocier librement.
Tous savent que ce parti est un point d’appui pour l’action commune pour la défense de la classe ouvrière et de la démocratie.
Ils auront la parole le 28 septembre, sans nécessairement partager nos positions, parce qu’ils sont partie prenante de l’aide à l’action commune pour sauver les travailleurs et les peuples de la catastrophe qui menace.
C’est ainsi que, ensemble, nous assurerons le succès de ce meeting comme un point d’appui pour la résistance des travailleurs et des peuples de tout le continent contre les plans meurtriers du capital financier. Un point d’appui fourni par un parti qui se construit comme parti ouvrier indépendant et qui, sans s’en cacher, entend faire ce qu’il dit et dire ce qu’il fait.
(1) Et d’autres dans différentes villes de France.
(2) Sinistre farce : au même moment, il met à la disposition des banques 30 milliards d’euros de prêts à un taux dérisoire prélevés sur les Livrets A, dont le taux servi aux familles vient d’être réduit !
(3) Notons, là encore, l’action équivoque de certains responsables du Front de gauche qui affirment s’op poser à cette réforme plus dans la forme que sur le fond, se prononçant pour les métropoles, à condition qu’il y ait… débat.

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