mercredi 3 juillet 2013

“Défendre l’Algérie, c’est défendre les peuples et les nations”


“Défendre l’Algérie, c’est défendre les peuples et les nations”

Informations Ouvrières du 4 juillet consacre une large place au succès du meeting internationaliste à Alger le 28 juin.

Au centre de la tribune, Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, et A lire dans IOAbdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). Ce meeting,  convoqué par le PT et l’UGTA  se tenait dans la grande salle du local  de l’UGTA, à Alger et a adopté une motion soulignant son "engagement indéfectible à défendre, aux côtés de toutes les composantes du peuple algérien, l’intégrité et la souveraineté de l’Algérie."
Trois mille militants  et travailleurs venus des quarante-huit wilayas  (départements) de l’Algérie. De l’Oranie et de l’est du pays, de la Kabylie et du Sud saharien ils sont venus, matérialisant l’unité de la nation face aux menaces impérialistes. La jeunesse était présente en masse. Ils étaient là pour leur avenir, avenir indéfectiblement attaché à la nation algérienne.









Le meeting dans la presse algérienne


Le déploiement des marines près de Séville, la guerre au Mali, le chaos en Libye et les agissements de certaines ONG participent d’un plan visant à déstabiliser l’Algérie.
Louisa Hanoune est formelle : l’Algérie est visée dans son intégrité territoriale et sa souveraineté. Signe, selon elle, de cette menace : le déploiement des marines américains à la base Moron de Frontera près de Séville, en Espagne, la guerre en Libye où l’on a ouvert “la boîte de Pandore”, dit-elle, la guerre au Mali et les agissements de certaines ONG, comme Convass, NED ou Freedom House, toutes acquises au renseignement américain, qui essayent de “s’ingérer dans les affaires intérieures” de l’Algérie.
Face à cette menace permanente, le Parti des travailleurs (PT) s’emploie depuis quelques mois à mobiliser la population algérienne, dont le point d’orgue aura été le meeting internationaliste organisé hier, en hommage à l’un des fondateurs du PT, Mustapha Benmohamed, disparu en mai dernier, à la Maison du peuple à Alger. L’imposante salle de la Maison du peuple n’a pas pu contenir toutes les femmes et tous les hommes venus de plusieurs wilayas du pays pour écouter Louisa Hanoune, mais aussi le patron de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi-Saïd, et des responsables politiques et syndicaux venus des USA, du Pakistan, de Turquie, de France, de Haïti, d’Espagne, de Guinée et du Mali. Sous le slogan “Défense de la souveraineté et de l’intégrité de toute forme d’ingérence”, Louisa Hanoune s’est longuement étalée sur les changements opérés dans la région et leurs conséquences sur la stabilité de l’Algérie. “Ils ont essayé d’entraîner l’Algérie, en vain, dans la guerre de Libye et puis du Mali”, a-t-elle affirmé. Sa cible privilégiée : l’administration américaine. “Le département d’État, accuse-t-elle, distille des informations selon lesquelles l’Algérie n’est pas un pays sûr, qu’il est en proie au terrorisme (…) Il dissuade même les ressortissants de voyager vers l’Algérie… Ce sont des mensonges.” “Non, on ne touche pas à la souveraineté de notre pays”, s’exclame-t-elle, sous des applaudissements nourris de l’assistance.(...)






Ce rassemblement s'inscrit dans la mobilisation contre les guerres d'occupation et de pillage, contre les ingérences dans les affaires internes des pays. Et plus précisément, il se veut comme le premier acte public de mobilisation contre la menace d'intervention en Algérie. Il s'inscrit également dans le cadre de la défense de l'intégrité et de la souveraineté de la nation algérienne contre toutes formes d'intervention étrangère.
Animé par Louisa Hanoune et Abdelmadjid Sidi Saïd, ce meeting a vu la participation de responsables politiques et syndicaux des USA, du Pakistan, de Turquie, de France, de Haïti, d'Espagne, de Guinée et du Mali. Après l'annonce à la fin du mois d'avril du déploiement de 500 marines de l'US Navy, ainsi que 8 avions militaires dans la base Morón de la Frontera, située dans la province de Séville en Espagne, l'UGTA ainsi que le PT ont appelé à organiser ce meeting pour défendre l'intégrité nationale, même si le Département américain a réfuté l'intention de s'introduire en Algérie.
Parmi les invités, Lucien Gauthier, représentant du Parti des travailleurs, qui a enflammé la salle comble, notamment des militants du PT, lors de son discours. Approché en marge de ce meeting par Le Temps d'Algérie, il a tiré à boulets rouges sur le pouvoir français et américain.
«Ces deux puissances mènent déjà une guerre médiatique contre l'Algérie. Comme preuve à l'appui, il cite toutes les émissions télévisées sur le sort de l'Algérie après la maladie du président Bouteflika ou encore les rapports faits par le Département américain accablant l'Algérie.
Pour défendre l'image du pays, Gauthier préconise «d'informer plus l'opinion publique nationale et internationale sur l'avancée réelle faite par l'Algérie depuis son indépendance. Il a ajouté que le peuple algérien est souverain et décidera tout seul de son sort. Il a en outre appelé les USA ainsi que la France à s'occuper de ce qui se passe chez eux et des scandales financiers accablants dans leurs pays respectifs, en citant le scandale de Karachi et de Bettencourt. «Ils doivent balayer devant leur porte d’abord», a-t-il ajouté.
Selon Gauthier, la France pourra se servir de ses otages détenus au Niger et au Tchad pour effectuer une intervention militaire visant à spolier les richesses de ces pays. Il a ajouté que l'intervention militaire au Mali n'était pas légitime et ses répercussions sur l'Algérie ont été immédiates par l'attaque contre le site gazier de Tiguentourine. Il s'est insurgé contre le vœu formulé par le Département américain quant à envoyer une aide militaire lors de l'attaque terroriste d'In Amenas.
«Les USA ont tort»
De son côté, Koren Raphael Clarck, présidente du mouvement syndical américain et également présidente de la campagne «Levez vos mains sur l'Algérie», a estimé que «main dans la main, on va mener notre combat pour la liberté des peuples». Selon elle, une «intervention militaire américaine en Algérie n'aura jamais de légitimité» et d'ajouter : «Si l'Algérie gagne, c'est toute l'Afrique qui gagnera».
«Les USA et l'UE veulent envahir le continent africain. C'est pour cela que je dis au gouvernement américain : vos mains sont sales.» Elle s'est appuyée sur une des déclarations du défunt militant des droits de l'homme, Martin Luther King, qui avouait, il y a plus de 64 ans, que «les USA sont le plus grand pays dans le monde et voilà que nous le constatons aujourd'hui par toutes les guerres qu'il a menées». «Nous demandons aux chefs des partis, syndicats et au peuple algérien de comprendre que notre syndicat combat aujourd'hui le régime américain», ajoute-t-elle.


le monde».
De sa part, Louis Gonzales, du parti de la Commission ouvrière d'Espagne, a soutenu que son parti «refuse que l'Espagne soit la base militaire des Américains. Ils sont plus de 500 marines américains prêts à intervenir en Algérie». «Le gouvernement espagnol n'a aucun contrôle sur cette base qui est liée à l'Africom américaine, sans aucune souveraineté, ni du gouvernement ni du Sénat. Le Nord africain est assujetti à une attaque américaine à tout moment»,  signale-t-il.
Fracnokonari Bella, président du parti SADI malien, a expliqué quant à lui : «En ce moment, le Mali a cessé d'être indépendant depuis l'invasion militaire française et son ingérence sous le label des Nation unies.» Pour lui, l'intervention française au Mali fait partie d'un vieux plan français, qui date de 1957, qui veut que la région allant de la Mauritanie jusqu'au Soudan, en passant par l'Algérie soit toujours des colonies françaises.
«Mon parti n'a cessé d'appeler le peuple à la vigilance contre les dangers que représente la France depuis son intervention en Libye, masquée par la défense du peuple libyen, qui a fini par mettre les Libyens en péril», alerte-t-il. «A chaque fois que l'Occident est en crise économique, il mène des guerres, non seulement pour détourner l'opinion publique de la crise mais aussi, pour voler les richesses naturelles des pays envahis», a-t-il constaté.




MEETING À ALGER SUR LE REFUS DE L'INGÉRENCE ET DES INTERVENTIONS MILITAIRES ÉTRANGÈRES
L'UGTA et le PT mobilisent








ABDELMADJID SIDI SAÏD LORS DU MEETING POPULAIRE DU PT

"Nous n'avons peur de personne"



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