mercredi 24 juillet 2013

Communiqué du 18 juillet 2013 sur la préparation des élections municipales à Boissy-Saint-Léger

POI Boissy-Limeil-Sucy

Communiqué du 18 juillet 2013
sur la préparation des élections municipales à Boissy-Saint-Léger
Qu’attendent de la prochaine élection municipale de mars 2014 les Boisséens ? En particulier, ces 3923 (60,9%) qui ont chassé Sarkozy en mai 2012 ? Les 2856 (55,7%) qui ont dit non au traité de l’Union européenne le 29 mai 2005 ? Et ces milliers, conduits à s’abstenir, considérant que candidats et élus n’appellent à voter pour eux que dans le but de suivre ensuite les consignes de la Troïka (FMI, UE et BCE), au mépris des exigences de leurs électeurs ? Il n’y a aucun doute : la majorité des Boisséens rejette l’austérité dictée par l’Union européenne, elle attend de la municipalité qu’elle soit un bouclier et un appui face à un gouvernement Hollande décidé à aller toujours plus loin dans l’austérité.
Les assurés sociaux à qui on a fermé en 2OO8 le centre de Sécurité sociale et même, depuis le 3 juillet 2012, leur « point d’accueil », ont besoin d’une municipalité qui mette tout en œuvre pour la réouverture. Les jeunes livrés à eux-mêmes, les 830 demandeurs de logement, les employés communaux, les citoyens usagers du RER, de la Poste, d’EDF-GDF, les salariés victimes des suppressions d’emplois à la SNCF, à ADP et sur la plate-forme d’Orly, les travailleurs de la santé, les médecins, de moins en moins nombreux, et toutes nos familles confrontées aux restrictions budgétaires qui étranglent les hôpitaux, ont besoin d’une municipalité qui se dresse contre l’austérité et dise : oui aux services publics, non aux privatisations, oui au retour de l’Etat à l’aide à la pierre pour la construction massive de HLM de qualité respectueuses du cadre de vie de tous et mobilise la population.
Parents et enseignants ont besoin d’une municipalité qui s’engage contre la territorialisation de l’Ecole républicaine par la réforme Peillon : ce n’est pas au maire de diriger les écoles, pas plus qu’à aucun élu politique. L’Ecole doit rester nationale, l’indépendance des enseignants et la laïcité, l’égalité devant l’instruction doivent être préservées, les postes et l’enseignement spécialisé rétablis.
Il faut le dire nettement : sans rupture avec l’Union européenne et la dictature de la Dette, la situation de la population ne pourra que se dégrader de façon accélérée, comme en Grèce, au Portugal ou en Espagne,…
Comme l’a montré la bataille contre le TSCG (traité qui fait de la réduction des dépenses publiques une « règle d’or » primant sur toute autre considération), travailleurs, militants et élus d’origines différentes, affiliés ou non, peuvent réunir leurs efforts et constituer une liste d’unité pour porter à la mairie une majorité indépendante et déterminée :
  • à ne pas relayer l’austérité et à la combattre avec la population
  • à refuser la métropolisation du Grand Paris qui dépossèderait notre commune de l’essentiel de ses pouvoirs dans le conglomérat énorme et indéchiffrable d’une intercommunalité de plus de 300 000 habitants

Les militants du POI sont engagés dans la construction d’un tel regroupement. Ils sont prêts à discuter avec tous ceux qui, comme la grande majorité de la population, recherchent la voie de l’unité pour résister et, le plus vite possible, bloquer à ce gouvernement, notamment sur le terrain de la défense de la démocratie communale.

Aucun commentaire: