samedi 22 juin 2013

Conférence de presse à BOISSY SAINT LEGER

Conférence de presse à BOISSY SAINT LEGER

Convoquée le Mercredi 19 juin par le maire, le conseil municipal et les partis PS, PC, PG, MODEM, UMP :

POUR LA RÉOUVERTURE DE L'ACCUEIL DE LA SÉCURITÉ SOCIALE À BOISSY



Des tracts ont été distribués dans les boites aux lettres et à la gare RER invitant la population à soutenir la conférence. Une soixantaine de boisséens étaient présents. Le maire, Régis Charbonnier(PS), et le maire adjoint, André Yon(POI) présidaient la conférence. Des représentants du PCF, du PG, du PS, du Modem et une élue de l'UMP étaient là également. Une journaliste du Parisien et un correspondant d'Informations Ouvrières y assistaient.



À 14 heures, ouvrant la conférence, le maire, Régis CHARBONNIER, a expliqué pourquoi cette conférence : cela va faire le 3 juillet un an que le local d'accueil de la Sécurité Sociale a été fermé par la direction de la Cpam du Val de Marne, parce que ce site était devenu soudainement insalubre.
 Soudainement car cela faisait trois ans que la CPAM y tenait son accueil. Immédiatement la mairie a réagi et demandé au directeur de la CPAM de rouvrir un accueil sur Boissy.
 Cette fermeture prive près de 200 Boisséens et habitants des communes des alentours de tout contact de proximité pour résoudre leurs dossiers.
 La mairie a écrit au directeur pour lui indiquer que des locaux étaient disponibles près de la gare pour tenir un accueil. Mais la direction de la CPAM n'a pas donnée suite.
 Marisol Touraine, ministre de la Santé, a été saisie dès juillet 2012. Bien qu'elle ait répondu suivre le dossier, à ce jour, toujours pas de réouverture. Le député, R-G Schwartzenberg est intervenu auprès de la ministre. Rien de nouveau. Aucune réponse positive. Les assurés sont contraints de se rendre à Créteil, d'attendre dehors par tous les temps d'être accueillis avec près de 400 personnes.
 Entre temps, la Cpam n'a rien trouvé de mieux que de transférer l'accueil du siège situé au centre commercial de Créteil dans le quartier de Mont-Mesly, rajoutant du trajet pour les Boisséens.
 C'est grave. Des assurés renoncent à se soigner. Voilà ce qui a conduit le maire, le conseil municipal et toutes les élus le composant PS, POI, UMP, MODEM ainsi que le PCF et le PG a écrire à Madame la Ministre. Le courrier est parti, relayée par une action commune comme celle d'aujourd'hui. Au Conseil municipal du 28 juin, le maire proposera un vœu commun pour que cette demande légitime aboutisse.



André YON, maire adjoint, POI, souligne que c'est un cadre inhabituel car tous les partis au plan local, toutes les composantes du conseil municipal exigent la réouverture de l’accueil de la Sécurité Sociale sur Boissy.
 C'est un avertissement. Les pressions de l'Union européenne sur les dépenses de Sécurité Sociale engendre un flot de mécontentements, une inquiétude grandissante à bénéficier de la Sécurité Sociale. 
L'utilité d'un point d'accueil à Boissy n'est plus à démontrer. Rien que dans la journée d'hier, 350 se sont rendus à l'accueil de Créteil, 390 à celui de Villejuif et 480 à Champigny
. Le refus d'embauches et les baisses d'effectifs à la CPAM conduisent à des retards de traitements des indemnités journalières, trois semaines à Ivry, un mois et demi à Boissy, trois semaines pour les frais de transport et les soins dentaires et quatre semaines pour ceux d'optique. 2711 dossiers d'Aide médicale État en attente depuis le 26 avril. 1316 demandes de CMU de base et 200 demandes d'immatriculation. La Sécurité Sociale appartient aux salariés.
 L'argent de la Sécurité Sociale est un salaire différé. Mise en place depuis 1945, arrachée des mains des patrons, la Sécurité Sociale permet à des millions de se soigner. Les pressions de l'UE conduisent les gouvernements successifs à exonérer les patrons de 32 milliards d’euros de cotisations par an. Et le gouvernement nous dit qu'il n'y a pas d'argent !. Non la Sécurité Sociale est à nous. l 'accueil doit être réouvert. Nous sommes en attente de la réponse à notre lettre. Nous irons manifester sous les fenêtres du ministre pour sa réouverture.


Mme MIDONGBE, élue UMP, a précisé que tout le conseil municipal attend cette décision, tous les assurés sociaux. C'est primordial. Tout le monde en a besoin. Aller au ministère un samedi pour qu'il ait le plus de monde.

Une assurée a demandé si la mairie avait prévenu les maires des villes alentour de Sucy, Marolles Santeny, Villecresnes et Limeil concernées par la femeture de l'accueil de Boissy dont les assurés dépendaient ?

Régis CHARBONNIER a répondu que les maires connaissent cette décision de fermeture de l'accueil. Nous allons les saisir individuellement pour qu'ils s'associent et cosignent notre lettre à la Ministre. Il a tenu à dire qu'en tant que président du conseil de la CCAS de la ville de Boissy, il est saisi de demandes d'aide par des familles pour cause de retard de paiement des indemnités journalières pouvant aller jusqu'à six, sept mois. Des familles entraînéez dans une extrême pauvreté. Des loyers impayés, des notes de chauffage et d'électricité et d'eau qui n'ont pu être réglées. Nous donnons des coupons alimentaires. Nous saluons encore une fois cette prise de position commune. Comme maire nous sommes prêts à voir le directeur, à discuter. La ville peut être un facilitateur pour obtenir un local, mais ne peut être un banquier exclusif. Il faut que les choses soient actées et les engagements respectés.

André YON a appelé aux témoignages des assurés sociaux quant aux difficultés qu'entraînent la fermeture de l'accueil sur la commune de Boissy.

Un assuré de Chevilly, présent, a souligné que les assurés se sont battus pour le maintien de l'accueil dans leur commune. Bien que sa fermeture soit toujours programmée, l'accueil est maintenu. Cependant, le manque de personnel fait qu'il n'est pratiquement pas ouvert six mois de l'année : fermé aux petites et grandes vacances. Il ferme souvent de façon inopiné sans prévenir les assurés sociaux. Nous avons rencontré le député pour l'alerter sur cette situation afin que cet accueil soit ouvert en permanence.

Devant près d'une soixantaine de participants, le maire termine la conférence de presse en rappelant que la réponse de la ministre est très attendue et que nous irons au ministère si nous ne sommes pas entendus.


Aucun commentaire: