mercredi 24 avril 2013

Le gouvernement grec veut jeter en prison les citoyens insolvables



Le gouvernement grec veut jeter en prison les citoyens insolvables




Une seule question se pose à la lecture de cet article,l'heure n'est -elle pas venue du soulèvement général des peuples contre la dictature de l'Union européenne ?
En Grèce ,mais aussi dans toute l'Europe ,par des grèves générales massives,des manifestations monstres dans les rues de Madrid,de Lisbonne ou d'Athènes,les travailleurs ont montré leur détermination.
A bas la Troïka ! Dehors les voleurs ! Voilà les cris qui retentissent dans toute l'Europe.
Pas une élection en Europe où les gouvernements,de droite ou de gauche,n'aient été balayés.
Dans toutes les organisations,les partis politiques ,les syndicats,la pression des militants est énorme pour dire aux dirigeants :
Rompez avec l'Union européenne !
Rompez avec la Troïka !
Annulation de tous les plans,retrait de l'ANI et de tous les plans destructeurs des droits ouvriers !
Seuls des fous peuvent douter que cette résistance,que cette volonté ne vont pas déboucher sur le déferlement de la lutte des classes.
Nul doute que l'ultime barrage qui protège les gouvernements de la colère des peuples,celui de ceux qui dirigent les organisations ouvrières,nul doute que ce barrage aussi devra céder et nous verrons bien alors si les gouvernements ,leurs plans et leurs maudits Traités sont capables de résister à la colère des peuples




Grèce : le gouvernement veut jeter en prison les citoyens insolvables




Le gouvernement grec veut à tout prix remplir les caisses de l’État. Une récente loi permet d’enfermer les citoyens qui doivent plus de 5000 euros au fisc, et dans ce contexte, le gouvernement a eu l’idée de reconvertir d’anciennes casernes en « pseudo-prisons ».
La Grèce, à cause des politiques absurdes mises en œuvre ces dernières années sous la « dictature » de la troïka, pullule de citoyens endettés et insolvables. Bien souvent, endettés vis-à-vis de l’État, étant donné que la pression fiscale continue d’augmenter pour compenser un appauvrissement social toujours plus grand, et une montée du chômage, voire même de la faim.
Le gouvernement d’Antonis Samaras [ci-contre] ne semble pourtant pas vouloir changer de voie et s’entête dans ses choix erronés – et criminels. L’objectif des tenants de l’exécutif, télécommandés depuis Bruxelles et Frankfort vise essentiellement à remplir les caisses de l’État. Comment ? En extorquant aux citoyens les taxes et les dettes non payées, même s’il faut pour cela les enfermer dans une espèce de « camp de concentration », où – on le sait bien – iront principalement de pauvres bougres qui doivent quelques milliers d’euros à l’État tandis que les gros débiteurs, les grandes entreprises, les armateurs, les hommes politiques, qui ont transféré leurs richesses à l’étranger ces dernières années, se faisant bien souvent passer pour des « sans ressource », s’en tireront à bon compte, grâce à leurs contacts dans l’establishement, ou à la possibilité qu’ils auront de s’octroyer les services de grands avocats afin d’éviter la punition, même s’il faudra sans doute payer quelques dessous de table (l’Italie n’est pas le seul pays corrompu du continent).
Cette proposition de loi malsaine a été présentée au Parlement voilà quelques jours par le vice-ministre de la Justice grecque, Kostas Karagkounis. Celui qui ne paiera pas ses dettes dans les 4 mois après la date buttoir devra être puni, et enfermé pendant 1 an. Mais pas dans l’une des prisons grecques, déjà surpeuplées. Non. La brillante idée du gouvernement est de réhabiliter et de reconvertir certaines casernes militaires actuellement inutilisées. « Pour enfermer les tricheurs du fisc dans des conditions plus humaines,  » a expliqué le vice-ministre, qui a fait savoir que le premier sera un ex-camp d’entraînement militaire dans l’Attique, la région de la capitale, Athènes. Cela serait en quelque sorte le premier « camp de concentration » où seraient emprisonnés ceux que la loi récemment votée permettra d’arrêter s’ils doivent au fisc plus de 5000 euros. La loi en question permet au citoyen insolvable de payer son dû en plusieurs traites, mais prévoit que si l’une des traites n’est pas honorée, le débiteur sera alors passible de détention.
La « proposition » suscite de vives polémiques et commentaires dans le pays, même si nombreux sont ceux qui pensent qu’il ne s’agit que d’une provocation, ou tout au plus d’une menace qui ne sera pratiquement jamais mise en œuvre, et dont le seul but est de faire peur à ceux qui doivent de l’argent à l’État afin qu’ils paient leurs dettes, et aident ainsi à réunir quelques millions d’euros destinés non pas à la Santé, l’Instruction ou la Protection sociale, mais au remboursement de la dette, naturellement. S’il s’agit d’une mauvaise plaisanterie, nous le saurons rapidement. Le fait est que le vice-ministre Kostas Karagunis est de nouveau intervenu sur la question, niant que son exécutif ait l’intention d’ouvrir des « camps de concentration » pour ceux qui ne paient pas leurs dettes. Il a affirmé que les « casernes-prisons » ne serviront que pour un nombre réduit de personnes, et que la majeure partie des citoyens sanctionnés devront simplement porter un bracelet électronique qui permettra de contrôler leurs mouvements, et travailler gratuitement dans des sortes de « prisons agricoles » où chaque jour équivaudra à deux en prison.


















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