dimanche 4 décembre 2011

La solution pour le peuple grec ne serait-elle pas sortir de l'euro et de l'UE ?

Question à Pierre, économiste, animateur du débat organisé par le POI le 9  septembre à Boissy :
La solution pour le peuple grec ne serait-elle pas sortir de l'euro et de l'UE ?
Cette sortie est certainement la condition pour que le peuple grec stoppe les coups qui lui sont portés, les licenciements, le chômage, des salaires et pensions de retraites divisés par deux ou trois (et parfois même pas payés), les services publics et les entreprises d'Etat soumis aux appétits capitalistes. De l'autre côté, des milliards d'euros pour sauver les banques et spéculateurs étrangers détenteurs de la dette du pays, le maintien des exonérations fiscales pour les patrons (celles dont bénéficient les armateurs grecs (premier secteur économiques du pays) et l'Eglise orthodoxe, premier propriétaire foncier de la Grèce.
Cette rupture est nécessaire car l'adhésion même de la Grèce à l'euro a créé sa situation actuelle et une arrivée massive de capitaux sur le pays. La dette publique grecque, jugée aussi sûre que celle des autres pays de la zone euro, a été la base d'une intense spéculation. Elle a été gonflée par des dépenses militaires qui ont fait du pays le 4ème importateur d'armes du monde. Les infrastructures réalisées en Grèce depuis 10 ans n'ont profité qu'aux multinationales, notamment lors des Jeux Olympiques de 2004 qui ont coûté à l'Etat une somme 15 fois supérieure aux prévisions. Des milliers de logements ont été construits sans les services publics correspondants. Les terribles incendies de forêts de l'été 2007 ont montré l'absence de services de sécurité civile digne de ce nom dans ce pays.
En même temps, le peuple grec n'a pas vu de progression notable dans ses conditions de vie. Cette dette n'est pas la sienne. Rompre avec cette spirale infernale est la condition absolue pour trouver une issue et passe par la rupture avec l'UE et l'euro.

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